
Le ministre de la Santé Pr Abderrahmane Benbouzid a décidé de mettre fin aux fonctions du Directeur général du CHU Nafissa Hamoud (ex-Parnet) d’Alger, a indiqué jeudi un communiqué du ministère.
« Dans le but d’insuffler une nouvelle dynamique à l’action des Directeurs des CHU et en se référant aux évaluations et constats effectués récemment, le ministre de la Santé a décidé de mettre fin aux fonctions du Directeur général du CHU Nafissa Hamoud (ex-Parnet), M. Rekik Zoubir« , a précisé le ministère dans un communiqué laconique.
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Selon nos sources, les raisons du limogeage de Zoubir Rekik sont liées à la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 par le ministère de la Santé. Le désormais ex-DG du CHU Nafissa Hamoud aurait été une victime de ce qu’on appelle désormais à Alger la « bataille des lits » Covid-19.
Depuis plusieurs jours, le ministère de la Santé tente de dégager des places supplémentaires pour les malades Covid-19 dans les hôpitaux de la capitale, afin de faire face à l’afflux anormal de patients infectés par le coronavirus. Cette quête de lits supplémentaires disponibles pour l’hospitalisation de patients Covid-19 ayant un besoin urgent en oxygène se traduit sur le terrain par la fermeture des services dédiés aux traitements des autres pathologies.
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L’exemple le plus frappant et qui inquiète les médecins est celui de l’EHS Aissat Idir, spécialisé dans la neurochirurgie. « Un malade qui devait être hospitalisé à Aissat Idir a dû se rabattre sur l’hôpital de Cherchell. L’EHS Aissat Idir a été dédié au Covid-19 sur ordre du ministère de la Santé, témoigne une source proche du dossier. Il y a des patients Covid-19 qui sont morts faute de place dans les hôpitaux d’Alger »
Dans ce contexte, l’ex-DG du CHU Parnet n’aurait pas appliqué les consignes venant du ministère de la Santé de libérer des malades non-Covid afin de dégager de la place pour faire face à l’afflux de patients atteints de coronavirus.
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La fermeture des services des autres pathologies pour les transformer en unités Covid-19 dans les hôpitaux ne fait pas l’unanimité parmi les médecins qui s’inquiètent des conséquences sur la santé des Algériens.