
Le dollar a battu, ce mardi 24 octobre, un nouveau record historique, à 114,62 dinars dans les transactions officielles fixées par la Banque d’Algérie. L’euro est proche de ses sommets, à 134,64 dinars. Les autres devises sont proches de leurs niveaux les plus élevés : 151,15 dinars pour la livre sterling, 100,82 pour le yen et 90,55 pour le dollar canadien.
Cette dépréciation du dinar est une aubaine pour le gouvernement. Pour l’année 2017, elle va rapporter 1019 milliards de dinars en recettes exceptionnelles à la Banque d’Algérie, selon « le document de présentation du projet de Loi de finances 2018 et les prévisions pour les années 2019-2020 », soit près de 10 milliards de dollars. En 2017, les prévisions tablent sur 800 milliards de dinars de recettes optionnelles. Elles passeront à 600 milliards en 2019 puis à 550 milliards en 2020.
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D’où viennent ces sommes ? Ces dernières années, notamment en 2012, 2013 et 2014, la Banque d’Algérie a accumulé des réserves de change considérables à une époque où le dollar valait moins de 75 dinars. Aujourd’hui, le dollar est à près de 114 dinars. Le gain est estimé à 53%.
Les achats de devises issues des exportations seront plus chers pour la banque centrale. Mais vu que la balance des paiements sera déficitaire – plus de sorties que de rentrées de devises -, l’opération sera rentable pour la Banque d’Algérie. Toutefois, ce sont les réserves de change qui vont se retrouver affectées. Elles vont continuer à baisser au moins jusqu’en 2020. Autrement dit, le gouvernement finance indirectement les déficits via les réserves de change.
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