Politique

Le PAD adopte sa charte et appelle à la dissolution des « institutions illégitimes »

À l’initiative des partis du Pacte pour l’alternative démocratique (PAD), les assises pour l’alternative démocratique et la souveraineté populaire ont été tenues ce samedi 25 janvier au siège du Rassemblement pour la Culture et la démocratie (RCD) à Alger.

Les participants ont réitéré leur exigence d’une période de transition dont l’ouverture « passe par la dissolution de toutes les institutions illégitimes » et plaidé pour l’organisation « des forces de la révolution ».

« Ces assises continueront d’inclure, en permanence, des jeunes, des femmes, des syndicalistes, des associations et des collectifs citoyens engagés dans la révolution (…) L’organisation autonome et le rassemblement durable des forces de la révolution populaire sont la voie idéale pour mener à la victoire de la citoyenneté. Un processus autonome de concertations multiples et tous azimuts, mené de manière systématique et ordonné permettra de dégager des consensus politiques et des espaces organisationnels collégiaux adaptés aux exigences de la révolution », lit-on dans le communiqué final rendu public en fin de journée.

Il a été aussi adopté un « projet de plateforme pour l’aboutissement démocratique de la révolution citoyenne qui décline, en les approfondissant, les résolutions du Pacte du 26 juin et la convention nationale du 9 septembre 2019 ».

Les propositions retenues pour « une solution démocratique pacifique à l’impasse du système autoritaire » portent sur trois axes principaux : l’ouverture d’un processus démocratique authentique, une conférence nationale indépendante du système et une transition démocratique autonome avec un processus constituant souverain.

Pour ce qui est de l’ouverture démocratique, les mesures d’apaisement réclamées par le hirak populaire sont réitérées : « l’arrêt de la répression par la libération immédiate des détenus politiques et d’opinion et l’abandon de toutes les poursuites engagées contre eux ainsi que leur réhabilitation juridique et leur indemnisation morale et matérielle intégrale, la levée de toutes les entraves aux droits et libertés (droits aux libertés d’expression, de circulation, de manifestation, d’information, de presse, d’organisation associative, syndicale, politique…). »

« La fin des atteintes à l’unité du peuple algérien et de toute propagande et subversion contre la révolution populaire, l’arrêt de toutes les mesures de bradage des richesses nationales avec annulation immédiate de toutes les lois y afférentes, un moratoire sur la non exploitation du gaz et des pétroles de schiste et l’abrogation de toutes les lois liberticides, notamment les lois sur les partis politiques, les associations et l’information », sont les autres revendications soulevées en plus d’un « moratoire sur la non-exploitation du gaz et des pétroles de schiste ».

Dans une seconde étape, les forces du PAD « œuvrent à la tenue d’une Conférence nationale indépendante du système » qui « rassemblera toutes les forces agissantes de la société qui s’engagent à concrétiser les exigences démocratiques exprimées par le peuple ».

Ils plaident aussi pour « l’organisation d’une période de transition démocratique » qui « sera vouée à la mise en place consensuelle d’un processus constituant souverain ».

Les valeurs et principes fondamentaux du Pad ont été aussi rappelés dans la charte adoptée, dont l’édification d’un « État civil, démocratique et social, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, l’indépendance effective de la justice, l’égalité en droits entre l’homme et la femme, la consécration de toutes les libertés individuelles et collectives, le respect des droits de la personne humaine, la liberté de conscience et de culte avec interdiction effective de toute utilisation de la religion à des fins politiques ».

Les forces du PAD indiquent aussi qu’elles militent ensemble pour « l’interdiction de tout usage partisan du patrimoine et des symboles historiques, la non-utilisation de la violence pour la conquête et le maintien au pouvoir, l’égalité des langues et cultures arabe et amazigh ainsi que le respect et la promotion de la diversité culturelle y afférente, la refondation de l’État en faveur de la prééminence des institutions élues »…

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