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Le pétrole affecté par de nouvelles tensions entre Washington et Pékin

Les prix du pétrole ont baissé vendredi alors que les courtiers s'inquiétaient d'une possible baisse de la demande mondiale après une nouvelle montée de tensions entre les Etats-Unis et la…

Le pétrole affecté par de nouvelles tensions entre Washington et Pékin
Employees walk past flames rising from the burning of excess natural gas at the Bin Omar natural gas station, where production has been increased to 90 million cubic meters according to an official in the South Gas Company, north of the southern Iraqi port of Basra on January 12, 2017. / AFP PHOTO / HAIDAR MOHAMMED ALI
Aicha Merabet
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Les prix du pétrole ont baissé vendredi alors que les courtiers s’inquiétaient d’une possible baisse de la demande mondiale après une nouvelle montée de tensions entre les Etats-Unis et la Chine dans leur bras de fer commercial.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a fini à 73,21 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 24 cents par rapport à la clôture de jeudi.

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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de septembre a cédé 47 cents, à 68,49 dollars.

« La Chine est devenue plus agressive sur le plan des sanctions commerciales contre les Etats-Unis et cela suscite des craintes de baisse au niveau de la demande mondiale », a commenté Gene McGillian, de Tradition Energy.

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Pékin s’est dite vendredi prête à imposer de nouveaux droits de douane sur environ 60 milliards de dollars de biens américains, en réponse à la menace des Etats-Unis de durcir dès septembre leur projet de taxation de 200 milliards de biens chinois importés, en faisant passer le taux de 10% à 25%.

Dans le même temps, « le marché a réagi aux informations selon lesquelles la Chine a refusé de couper dans ses importations de brut en provenance d’Iran », malgré la réimposition par les Etats-Unis de sanctions contre le régime de Téhéran, a affirmé M. McGillian.

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Washington s’est retiré en mai de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, annonçant vouloir exercer une « pression maximale » sur l’Iran, à travers notamment un assèchement de ses exportations de brut.

Jeudi, Téhéran avait déjà dominé l’actualité sur le marché alors que de nombreux analystes s’inquiétaient de la tenue de manoeuvres militaires iraniennes en mer. Mais cette menace a été reléguée vendredi à l’arrière plan.

« Il s’agit seulement d’une provocation du régime. L’idée que l’Iran pourrait bloquer le détroit d’Ormuz par ses manoeuvres ne semble pas très crédible », a noté M. McGillian. Ce détroit stratégique voit transiter chaque jour 18,5 millions de barils de brut.

A plus long terme, les marchés ont également noté que le président américain Donald Trump souhaitait assouplir les régulations environnementales sur le secteur de l’automobile mises en place par son prédécesseur, Barack Obama.

« Des normes moins strictes sur la consommation d’essence vont être mises en place », ce qui devrait doper la demande, a estimé Stephen Brennock, analyste chez PVM.

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