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Le PT charge le président de l’APN

Le Parti des travailleurs (PT) a tiré, ce mercredi, à boulets rouges sur le président de l’APN. « L’utilisation partisane du perchoir de l’APN par le président de l’instance législative plurielle, faut-il le rappeler, est une dérive politique en nette contradiction avec la Constitution révisée en 2016 qui, d’ailleurs, est censée octroyer plus de prérogatives à l’opposition parlementaire », indique un communiqué du secrétariat du bureau politique (SPB) réuni à Alger.

Lundi, à l’hémicycle, Saïd Bouhadja a ouvertement critiqué l’initiative du PT appelant dans une lettre-pétition le président de la République à convoquer des élections pour une assemblée constituante.

« Le pays a instauré un système institutionnel basé sur la volonté du peuple et la référence à la Constitution et le débat sur une Assemblée constituante est dépassé par le temps », a affirmé Bouhadja, ajoutant par ailleurs que « l’ère des transitions est révolue ».

Le PT considère que le président de l’APN a « outrepassé ses prérogatives et a usurpé celles du président de la République à qui est adressée la lettre signée par des centaines de milliers d’Algériennes et d’Algériens ».

À propos de l’attitude jugée « gravissime et sans précédent » de la majorité des membres du Conseil de la nation issus du FLN, RND et du tiers présidentiel qui se sont mobilisés en boycottant la séance d’ouverture de la session parlementaire pour exprimer leur solidarité avec un de leur collègue soupçonné de corruption, le PT estime que « ces faits qui viennent s’ajouter à d’autres qui démontrent, si besoin est, qu’aucune réforme politique sérieuse incluant la lutte contre la corruption ne peut réussir sans un véritable renouveau politique et institutionnel ».

Selon le parti de Louisa Hanoune, les « éléments »  intervenus lors de l’ouverture de la session parlementaire confirment la « justesse et l’urgence d’aller vers le renouveau politique et institutionnel par les moyens de la démocratie ».

Par ailleurs, commentant les mesures contenues dans le PLF 2019, le PT, tout en enregistrant l’absence de nouvelles taxes, le maintien des transferts sociaux (+0,7%) et l’augmentation du budget de fonctionnement (+7%), interpelle les plus hautes autorités du pays pour « rompre avec la politique d’austérité et l’adoption de mesures énergiques » pour l’emploi, le pouvoir d’achat, et plus généralement pour des budgets conséquents à même de sauver plusieurs secteurs plongés dans d’énormes problèmes (santé, école, université, commerce extérieur…).

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