
Les dynamiques de la société civile ont dénoncé ce samedi, dans un communiqué, la « multiplication » des arrestations, dont celle d’Abdelouhab Fersaoui, président de RAJ, et l’ « escalade » de la répression.
« Les dynamiques de la société civile dénoncent fermement la politique des arrestations et l’escalade de la répression dans toutes ses dimensions et qui n’œuvrent pas au rétablissement de la confiance et au climat d’apaisement nécessaires à la réussite de tout processus politique et pour éviter l’impasse et l’affrontement », écrivent-elles dans ce texte.
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Réunis pour la première fois le 15 juin dernier, ces dynamiques, regroupement de plusieurs associations dont Raj et de syndicats, qui ont produit des recommandations de sortie de crise visant à organiser une conférence nationale en présence des partis, des élites, des personnalités et des acteurs de la société civile, déplorent la « politique de fuite en avant du pouvoir de fait ».
C’est ainsi qu’elles relèvent que « le pouvoir a imposé un dialogue rejeté par le peuple », allusion à l’instance de Karim Younes, en plus des « entraves à l’espace public et au Hirak ainsi que la fermeture des accès à la capitale ».
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Elles dénoncent aussi le « siège » et le contrôle sans précédents des médias au service des orientations du pouvoir et au détriment de la liberté d’opinion », le « recours à la politique d’arrestations et de répression » et le « ciblage des dynamiques de la société civile, dont le président de RAJ, des membres de cette association ainsi que des figures ayant participé à la rencontre du 24 août dernier », note le texte.
Tout en appelant à la « libération » de tous les détenus d’opinion et la « levée des poursuites » contre eux, les dynamiques de la société civile affirment qu’elles sont « soucieuses de contribuer à une solution à la crise » et qu’elles, « poursuivent leurs efforts afin de trouver une issue consensuelle de nature à susciter l’adhésion du peuple pour conférer une légitimité aux institutions d’une Algérie forte, libre, démocratique, plurielle et civile régie par le droit ».
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