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L’Italien ENI va investir 8 milliards d’euros en Algérie

Le géant énergétique italien Eni va investir massivement dans trois pays de l’Afrique du Nord dont l’Algérie.

L’Italien ENI va investir 8 milliards d’euros en Algérie
Lynda Hanna
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Le géant énergétique italien ENI renforce sa présence dans le secteur énergétique algérien. Pour maintenir sa position de partenaire fiable d’énergie, notamment de gaz, à l’Europe, l’Algérie a besoin d’investissements colossaux pour renforcer ses capacités de production et d’exportation. Le groupe italien est prêt à en apporter une partie.

L’Algérie est le deuxième et troisième fournisseur de gaz naturel et de GNL à l’Union européenne.

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Ses deux principaux clients sont l’Italie et l’Espagne avec lesquelles elle est reliée par des gazoducs. Grand investisseur traditionnel dans le pétrole et le gaz algériens, ENI compte renforcer sa présence en Algérie et dans d’autres pays d’Afrique du Nord par des investissements supplémentaires.

Le groupe italien Eni va investir 24 milliards d’euros dans 3 pays d’Afrique du Nord

Son PDG, Claudio Descalzi, vient d’annoncer lors d’une conférence sur l’énergie à Rome que le groupe va investir dans les quatre prochaines années 24 milliards d’euros afin de stimuler la production énergétique dans trois pays nord-africains, l’Algérie, la Libye et l’Égypte. Outre ses investissements en Algérie, ENI est aussi très présent dans les secteurs énergétiques égyptien et libyen.

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Les investissements annoncés coïncident avec les efforts du gouvernement italien pour relancer ses liens économiques et politiques avec l’Afrique dans le cadre du plan Mattei qui prévoit des avantages sur les investissements effectués par des entreprises italiennes dans certains pays du continent, dont l’Algérie.

Ce plan a été baptisé du nom de l’ancien PDG d’ENI et grand soutien de la révolution algérienne, Enrico Mattei.

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L’Italien ENI veut investir davantage en Algérie, en Libye et en Égypte 

Pour Claudio Descalzi, l’Algérie, la Libye et l’Egypte peuvent jouer un rôle important en tant que fournisseurs d’hydrocarbures pour l’Europe — ce qui est déjà le cas pour l’Algérie-, mais ont besoin d’investissements extérieurs pour accroître leur production énergétique et répondre à la demande intérieure croissante.

Le responsable du groupe italien a expliqué que la demande intérieure dans les trois pays en question augmente d’environ 7 à 8 % par an en raison de la croissance démographique, ce qui fait qu’ils ont, eux aussi, besoin de quantités de plus en plus importantes de gaz.

Il faut donc des investissements massifs pour permettre à ses pays de fournir l’Europe en énergie tout en couvrant la demande intérieure.

Les 24 milliards d’euros annoncés seront investis à parts égales dans les trois pays, c’est-à-dire 8 milliards d’euros en Algérie et autant en Libye et en Égypte, a précisé Descalzi.

L’Égypte a particulièrement besoin des investissements étrangers à cause du déclin de sa production de gaz. Le pays prévoyait de devenir un exportateur majeur après la découverte par Eni du gisement gazier offshore de Zohr en 2015.

Mais la production égyptienne de gaz est en baisse constante depuis 2021. L’année passée, elle a atteint son plus bas niveau en six ans.

Pour exporter vers l’Europe, l’Égypte a signé il y a quelques mois un accord avec Chypre pour la liquéfaction en Égypte du gaz offshore chypriote avant sa réexportation vers l’Europe.

Pour sa part, l’Algérie, très sollicitée pour augmenter ses livraisons à l’Europe, notamment à l’Italie depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022, investit énormément dans son secteur énergétique.

En février 2022, le président de la République a annoncé l’investissement de 39 milliards de dollars sur quatre ans dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz et la production des énergies renouvelables.

En décembre 2023, le PDG de Sonatrach Rachid Hachichi a annoncé 50 milliards de dollars d’investissements sur la même période.

L’objectif tracé par le chef de l’État en décembre 2022 est de doubler la production de gaz, estimée alors à un peu plus de 100 milliards de mètres cubes par an, pour en dégager la moitié à l’exportation.

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