Politique

Louisa Hanoune défend Benghabrit, lance des piques à Ghediri

Louisa Hanoune a volé, ce samedi 9 février, au secours de la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, cible d’une « cabale » après ses déclarations sur la prière dans les écoles.

« Quel est le but du silence du gouvernement et de la présidence concernant la cabale féroce qui vise la respectable ministre de l’Éducation, après ses déclarations relatives à la nécessité de séparer la pratique religieuse et l’école publique ? », s’est interrogée la responsable du PT dans une allocution à l’ouverture des travaux de la session du bureau de wilaya d’Alger de son parti.

« Mme la ministre est dans le juste. Elle a raison : la mosquée et la maison pour celui qui veut prier, mais l’école, c’est pour l’éducation exclusivement », soutient Hanoune. Pour elle, « l’État algérien est civil et l’école publique est républicaine ».

« Le silence des autorités est très douteux. Il confirme que le système en place porte en son sein l’obscurantisme et la régression en raison de sa nature réactionnaire et opportuniste, car il est le premier à instrumentaliser la religion à des fins politiques et il est responsable de la propagation – même si c’est limité, nous ne devons pas exagérer – des expressions de xénophobie », estime-t-elle, dans une allusion au décès à Annaba de l’étudiant zimbabwéen.

Participation ou pas : décision la fin du mois

Sur le plan politique, Louisa Hanoune évoque « une confusion et des convulsions ». La décision de prendre part ou non à la présidentielle sera prise à la fin du mois de février lors du conseil national « sur la base exclusivement politique », a-t-elle souligné.

« Le débat avec les citoyens, selon les rapports qui nous parviennent, dégagent un rejet quasi-unanime du maintien de la situation actuelle. Il y a un rejet quasi-unanime de l’effondrement social pour la majorité et de la poursuite de la prédation et de l’impunité pour la minorité très riche. De même, que la défiance à l’égard du scrutin est quasi unanime, c’est-à-dire l’absence de confiance quant à la nature du scrutin », a expliqué M. Hanoune.

Selon elle, la corruption opère déjà dans l’achat des voix par les tenants du statuquo. « Sans surprise, on a enregistré que la corruption politique explose à travers l’achat et la vente des signatures des élus et des citoyens. De même, nous avons enregistré des pressions exercés par certains responsables au niveau des wilayas pour contraindre les élus en dehors des partis de l’alliance pour les obliger à ne pas signer pour d’autres candidats et à signer au profit de Bouteflika (…).

Petites piques à Ghediri

Le PT mènera campagne en faveur de l’élection d’une assemblée constituante. « Une vraie rupture, pas de slogan creux », a-t-elle dit dans une pique à l’adresse du candidat Ali Ghediri.

Louisa Hanoune dit n’avoir enregistré, pour l’heure, « aucun discours ni programme porteur de solutions véritables conformes aux intérêts de la nation ». « En ce moment, pour nous, la position à l’égard de l’offensive impérialiste américaine contre le Venezuela est une ligne de démarcation et cela concerne évidemment les candidats à l’élection », affirme-t-elle.

« Car tout candidat qui justifie, sous quelque prétexte que ce soit, cette agression ou qui se tait, cela équivaut à notre avis à une offre de services à l’administration américaine ou à l’UE ou à tout le moins à une volonté de ne pas gêner leur plan », souligne-t-elle. « Par conséquent, un tel candidat, ne saurait prétendre défendre la souveraineté s’il venait à être vainqueur », conclut-elle.

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