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Louisa Hanoune dénonce une « mafiatisation de l’économie nationale », critique le blocage de Cevital

Louisa Hanoune dénonce une « mafiatisation de l’économie nationale », critique le blocage de Cevital

Louisa Hanoune a brossé, ce samedi 5 janvier, un tableau noir de l’année écoulée, lors de la rencontre qui a regroupé les membres du comité central du PT pour la wilaya du centre. Pour la porte-parole du parti des travailleurs, 2018 a été l’année la plus dure jamais « traversée par le pays depuis l’indépendance ». «C’est l’année de la régression à tous les niveaux et dans tous les domaines : économiques, sociales et politiques », a-t-elle affirmé.

Sur le plan politique, « l’incursion du ministère de la Défense nationale à travers un communiqué étrange dans le débat politique ne fait qu’ajouter à la confusion et aux congestions déjà étouffantes ». Les propos de « l’oracle qui a fait de nouvelles annonces le 1er janvier ne peuvent en aucun cas dissiper les incertitudes », a-t-elle ajouté en référence aux propos d’Amar Ghoul, tenus le jour de l’an. Le chef de Taj a notamment annoncé que l’élection présidentielle aura lieu à date initialement prévue.

Au plan économique, Louisa Hanoune juge que l’année qui vient de s’écouler a été marquée par la « mafiatisation de l’économie nationale ». « A la différence de l’oligarchie qui s’accapare les marchés publics et aspire à la caporalisation des centres de décisions politiques, la mafia est beaucoup plus dangereuse », a jugé Mme Hanoune qui dénonce, par ailleurs, l’impunité dont bénéficie les hautes personnalités de l’État, dans les affaires qui touchent à la corruption. « Chakib Khelil, qui est concerné par plusieurs affaires de corruption en Italie et ailleurs, anime des conférences organisées par les autorités locales, ce qui démontre leur complicité », a-t-elle dit.

Dans le même registre, Mme Hanoune dénonce la transgression assumée des lois de la république, pour ce qui concerne les investissements. Pour elle, on a appliqué la politique de « deux poids et deux mesures » à l’encontre d’un investisseur pour des raisons obscures. Sans jamais citer Isaad Rebrab, la porte-parole du PT, revient sur les blocages auxquels fait face l’homme d’affaire. « Ces entraves ont donné lieu à des blocages dans ses usines à Sétif, Bordj Bou Arreridj et Bejaia. Une menace pour des milliers de travailleurs de se retrouver au chômage », a affirmé Mme Hanoune qui avertit que l’ostracisme qui frappe cet investisseur « a pris des proportions dangereuses ces derniers temps, qui menacent la sécurité du pays ».

Louisa Hanoune a enfin commenté l’affaire des réfugiés arabes, dont des Syriens, expulsés vers le Niger par là où ils sont arrivées, car soupçonnés par l’Algérie d’appartenir à des organisations terroristes. « Les responsables affirment qu’ils représentent une menace sécuritaire pour notre pays, une façon de signifier qu’ils sont des terroristes. Si tel était le cas, pourquoi la justice algérienne ne les juge pas ? », se demande Mme Hanoune, qui s’attend à des réactions des organisations internationales. « Les organisations internationales vont encore une fois exploiter cette affaire pour s’attaquer à notre pays ».

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