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Motrio Algérie accompagne l’italien LPR pour la fabrication des disques de freins

Motrio, la marque de l’après du constructeur français Renault, franchit une nouvelle étape dans son développement en Algérie. Avec l’Italien LPR, elle élargit son réseau de sous-traitants automobiles.

Motrio Algérie accompagne l’italien LPR pour la fabrication des disques de freins
Motrio Algérie a conclu des contrats avec des sous-traitants locaux afin de renforcer le partenariat industriel et réduire les importations / Source : Facebook Motrio (SARL LM Auto Saint Ange) pour TSA
Kenza Adil
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Motrio la marque de l’après-vente du groupe Renault, poursuit sa progression en Algérie. En 2025, l’entreprise a franchi le cap d’un million de pièces de rechange automobile localement produites et commercialisées en Algérie.

L’entreprise a réussi à s’adapter aux orientations des pouvoirs publics, en réduisant la facture des importations.

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« Motrio a enregistré un chiffre d’affaires d’1,4 milliard de DA (10 millions d’Euros), réalisé localement avec nos différents partenaires », annonce Hichem Nacer Bey, Directeur général de Renault Algérie.

La pièce automobile algérienne a le vent en poupe

Une stratégie amorcée fin 2022 pour renforcer le label « made in Algeria » et qui a porté ses fruits.

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« Entre 2023 et 2025, nous avons insufflé une nouvelle dynamique à Motrio en passant de quatre partenaires locaux à huit, pour la sous-traitance de la fabrication de pièces de rechange : 300 références en tout (filtration, lubrifiants, huiles…) », explique Idris Saci, directeur après-vente et qualité de Motrio Algérie. « En 2025, ces chiffres ont bondi atteignant 500 références », complète-t-il.

Des partenaires industriels fiables

Motrio Algérie a conclu des contrats avec des sous-traitants locaux afin de renforcer le partenariat industriel et réduire les importations.

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« À titre d’exemple pour les lubrifiants, nous avons signé avec TotalEnergie et Pétro Baraka en octobre 2023, indique Idris Saci. Nous fabriquons 29 références avec Pétro Baraka et avons vendu 2,5 millions de litres de lubrifiant en Algérie. Avec Dedax, un autre partenaire spécialisé dans la filtration, nous avons réalisé 229 références et avons vendu un million d’unités ». D’autres sous-traitants sont en cours d’homologation pour la fabrication de pièces de rechange automobiles sous le label Motrio.

Entretien avec Guy-Olivier Ducamp, Directeur Général de Motrio

En marge d’Equip Auto Algeria, le salon international des professionnels de l’automobile qui se tient du 30 mars au 2 avril à la Safex d’Alger, Guy-Olivier Ducamp, directeur Général de Motrio nous a accordé un entretien.

Il nous parle des pièces qui seront bientôt fabriquées en Algérie avec l’entreprise italienne LPR ainsi que des nouveaux projets d’exportation vers l’Afrique.

Vous dirigez la stratégie de développement internationale du réseau Motrio en Europe et en Algérie. Quelles sont vos missions en Algérie ?

Effectivement, je suis le responsable de la Motrio business unit, cette entité dédiée à l’après-vente aux véhicules anciens du groupe Renault. Motrio est une organisation reposant sur plusieurs piliers. Nous définissons toute une gamme de pièces pour couvrir 80 % du parc.

Nous nous occupons également de la gestion des points de vente, qui s’élève à 3000 sur notre périmètre, qui est l’Europe élargie, et nous nous occupons par ailleurs de toute la partie digitale, B2B et B2C de nos clients.

Il y a trois ans, Motrio a enclenché une nouvelle dynamique en Algérie…

Motrio est présent dans 45 pays par rapport à la pièce et dans 20 pays en termes de réseau. Il y a trois ans, nous avons décidé de déployer une nouvelle dynamique sur Motrio, pour répondre à un besoin du marché et relancer la dynamique du tissu industriel qui existait en Algérie.

Pour ce faire, nous avons défini une gamme locale pour l’Algérie, en partenariat avec des industriels locaux qui allaient nous accompagner pour nous permettre d’obtenir un business immédiat, sans que cela soit compliqué.

Nous avons commencé avec quelques produits pour atteindre aujourd’hui 300 références. Nous avons débuté par la filtration, il y avait suffisamment d’industriels en Algérie permettant de lancer une activité avec des pièces simples : liquide de frein, de refroidissement, l’huile et toute la partie filtration.

Nous sommes ensuite passés à une autre étape : chercher un autre type de business sur lequel il y a une forte demande en Algérie.

Motrio Algérie s’apprête à franchir une nouvelle étape avec la fabrication de pièces dites lourdes. Pourriez-vous nous donner plus de détails ?

Oui. Lorsque nous avons lancé le projet de Motrio local en Algérie, nous nous sommes vite rendu compte que cela ne suffirait pas pour les produits impliquant la sécurité.

L’idée était de trouver des solutions hybrides qui rassemblent un producteur algérien avec une R&D, une structure complète européenne. Ce projet concerne deux produits qui seront disponibles dès le premier semestre 2026 : les disques de frein puis, dans un second temps, la fabrication des embrayages.

Nous avons déjà bouclé toute la partie cahiers des charges ainsi que les audits. LPR est une entreprise italienne leader mondial dans la fabrication des pièces de freinage qui accompagnera une entreprise algérienne dans ce nouveau projet.

Motrio Algérie a également des projets d’exportation vers le continent africain. Pouvez-vous nous en parler ?

En développant Motrio en Algérie, nous avons lancé la fabrication de toute une gamme de produits et avons mis en place un réseau complet.

Nous avons accompagné avec brio nos garages et nos industriels locaux. Aujourd’hui, l’Algérie est le best practices. Motrio a cinq grands prix qu’elle distribue chaque année aux ‘meilleurs de la classe’.

L’Algérie a reçu, il y a quelques jours, le prix de la performance et de la transformation concernant à la fois les industriels et les garagistes.

Très vite, nous avons réalisé que l’Algérie pouvait devenir non seulement le best practice sur son pays, mais aussi la porte d’entrée vers l’Afrique. Nous voulons capitaliser sur notre expérience en proposant nos solutions dans certains pays d’Afrique.

Un dernier mot ?

Je prends plaisir à venir chaque année à Alger, pour assister à ce salon. Depuis, nos annonces faites il y a trois ans aux industriels, à nos partenaires, aux autorités, nous avons toujours tenu nos engagements.

Donc, rendez-vous l’année prochaine pour vous montrer comment on aura développé le tissu industriel algérien avec un savoir-faire européen et les résultats économiques qui en découleront.

Lien permanent : https://tsadz.co/mc7ah

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