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Mouvement populaire : les étudiants maintiennent la pression

Le début de cette neuvième semaine du mouvement populaire est marqué par de nombreuses actions de protestations menées par les étudiants de plusieurs universités du pays. À Alger, plusieurs facultés,…

Mouvement populaire : les étudiants maintiennent la pression
Algerian students protest on the main campus of the University of Algiers against ailing President Abdelaziz Bouteflika's bid for a fifth term, on February 26, 2019. - Bouteflika, who uses a wheelchair and has rarely been seen in public since suffering a stroke in 2013, announced on February 10 that he will seek re-election in the April 18 vote. The 81-year-old leader flew to Switzerland on February 24, for what the presidency called "routine medical checks" ahead of the election. (Photo by RYAD KRAMDI / AFP) (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images)
Chabi Ouardia
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Le début de cette neuvième semaine du mouvement populaire est marqué par de nombreuses actions de protestations menées par les étudiants de plusieurs universités du pays.

À Alger, plusieurs facultés, écoles supérieures et instituts sont paralysés par une grève des étudiants qui dure, dans certains établissements, comme l’ENS, depuis plus d’une semaine, alors que dans d’autres, comme la faculté de Médecine de Ben Aknoun, elle a été entamée ce dimanche. Ces grèves ont été décidées dans des assemblées générales des étudiants organisées samedi.

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Les étudiants en médecine, chirurgie dentaire et pharmacie de cette faculté ont organisé, ce dimanche, un imposant rassemblement de protestation pendant lequel ils ont scandé des slogans hostiles à Bensalah et appelant au départ de tout le système. Un rassemblement du même type a été organisé à la fac centrale à Alger-centre. Les étudiants ont marché à l’intérieur de l’enceinte de la faculté et se sont rassemblés derrière le portail principal pour scander des slogans contre le pouvoir. Des citoyens rassemblés en face de la faculté ont repris les mêmes slogans.

Une action similaire a été menée à l’Université des sciences et technologies de Bab Ezzouar où les cours sont perturbés depuis plusieurs semaines et des rassemblements d’étudiants et d’enseignants sont organisés régulièrement. L’Institut des sciences de l’information et de la communication (ex-Itfc) de Dely Brahim est lui aussi paralysé par une grève votée, ce dimanche, lors d’une assemblée générale.

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En dehors de la capitale, plusieurs facultés sont paralysées par des grèves totales ou partielles. C’est le cas notamment à l’Université de Bouira, celle de Béjaia et celle de Tizi-Ouzou. À Aint Témouchent, les étudiants sont sortis aujourd’hui par centaines pour manifester dans les rues de leur ville contre le pouvoir. À Annaba, les étudiants ont organisé une marche.

C’est la première fois, depuis le début du mouvement populaire qu’autant d’actions de protestation sont menées par les étudiants un dimanche. D’habitude, leurs marches et sit-in sont organisés le mardi, pour servir de « relais » entre les marches des vendredis. Une telle mobilisation dès le début de la semaine annonce certainement un réengagement des étudiants dans le mouvement, après qu’ils aient été « démobilisés », malgré eux par un congé de printemps rallongé de plus d’une semaine par l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur Tahar Hadjar.

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Des appels à des marches d’étudiants dans la plupart des villes universitaires mardi ont déjà été lancés sur les réseaux sociaux, avec, comme principaux mots d’ordre, le départ de tout le système et la dénonciation de la répression des manifestations pacifiques.

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