Politique

« On ne peut pas dialoguer avec les partis du pouvoir »

Le panel de dialogue et de médiation va tenir demain mercredi sa première réunion avec des « acteurs du Hirak » qui « veulent participer à la recherche d’une solution de sortie de crise », a indiqué ce mardi son chargé de communication Djamel Karkadane.

Sur les noms des « acteurs du Hirak » qui vont rencontrer le Panel, M. Karkadane reste évasif. « Nous n’avons pas une liste nominative précise, mais il y a des personnalités qui ont exprimé leur volonté de participer, et les consultations seront ouvertes à la presse », a-t-il répondu dans un entretien à TSA Arabi, publié ce mardi.

Et d’ajouter : « De nombreuses personnalités nous ont félicités, mais elles ne veulent pas que leurs noms soient divulgués et nous respectons leur position, parce que le panel fait l’objet d’attaques de la part de certains ».

M. Karkadane a affirmé que l’objectif du dialogue était de trouver un consensus autour d’une feuille de route. « Nous avons un plan de travail, et le panel va s’adresser directement au Hirak pour recueillir ses demandes et ses propositions. Nous n’avons pas fixé un délai pour notre mission. Il s’agit de trouver un consensus autour d’une feuille de route qui sera ensuite soumise au pouvoir pour l’appliquer, pour éviter tout obstacle durant le processus politique », a-t-il détaillé.

Sur la rencontre de demain, le chargé de communication du Panel précise l’ordre du jour : « Nous allons recueillir les propositions des participants, pour ensuite fixer les points de convergence et de divergence, afin d’ouvrir un dialogue, tout en prenant en compte l’impasse politique actuelle. L’État a besoin d’un président élu pour conduire la période de transition ».

M. Karkadane affirme qu’il y a un consensus pour une période de transition après l’élection d’un nouveau président.

« Il y a d’échappatoire à la présidentielle. En regardant les propositions de sortie de crise, nous avons remarqué que la majorité des élites et des acteurs du Hirak sont pour une période de transition après la présidentielle. Donc, le dialogue peut se dérouler en deux étapes : avant et après l’élection présidentielle », soutient-il.

« Au sein du Panel, nous sommes convaincus que la présidentielle est la principale voie pour revenir au travail politique d’une façon démocratique », ajoute M. Karkadane, en affirmant que les partis de l’ex-présidentielle ne sont pas concernés par le dialogue. « On ne peut agir contre la volonté du peuple et le peuple a été clair et refuse de parler des partis du pouvoir. Donc, on ne peut pas dialoguer avec ces partis ».

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