
Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a répondu aux remarques des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) à propos de la teneur du projet de loi de finances pour 2026.
Si le texte a été salué pour le maintien des mesures sociales, les incitations à l’investissement et la non-introduction de nouvelles taxes et impôts, des critiques ont été émises quant à l’ampleur du déficit public prévu.
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Dans son intervention dans la soirée de mardi en réponse aux élus, le ministre des Finances a été catégorique : le déficit budgétaire ne dépassera pas 5.000 milliards de dinars et ce montant n’est pas préoccupant.
Le ministre a estimé que certaines lectures ne sont pas exactes concernant « des principes économiques bien établis et appliqués dans la plupart des pays, y compris les pays développés ».
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Bouzred fait référence à l’endettement intérieur qui est, a-t-il dit, un mécanisme de financement normal et encadré juridiquement.
Le ministre des Finances défend la vision du gouvernement sur le déficit et l’endettement
Le déficit attendu, qui sera de 5.000 et non 9.000 milliards de dinars comme avancé par certains, sera financé par l’endettement intérieur, sans incidence sur l’économie ni sur les prix, a expliqué Abdelkrim Bouzred, soulignant que, du reste, aucun pays ne peut financer son déficit sans s’endetter.
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S’agissant de l’avance de la Banque d’Algérie au Trésor public, qui passe de 10 à 20 % des recettes annuelles, y compris des hydrocarbures, Bouzred a souligné que la disposition est prévue par la loi sur la monnaie et le crédit, et l’augmentation de la proportion de l’avance est une mesure normale qui reflète l’évolution de la conjoncture économique, et ce n’est pas de la légèreté dans la gestion des fonds publics.
La dette intérieure de l’Algérie s’élève à 18.000 milliards de dinars, dont 7.000 à 8.000 concernent le financement du déficit budgétaire, une dette de 6.000 milliards générée par d’autres financements et 3.500 milliards de dinars de prêts accordés à des entreprises publiques, notamment Sonelgaz, a détaillé le ministre des Finances.
Tous les chiffres contenus dans le PLF 2026 sont réels et basés sur des données tangibles et sur les réalisations de ces dernières années, a-t-il assuré, se félicitant que l’économie algérienne a entamé une véritable diversification et son affranchissement de la dépendance aux hydrocarbures. « Nous sommes sur la bonne voie », a-t-il insisté.