Société

Polémique en France après une publicité américaine montrant une fille voilée

Une polémique a enflé sur les réseaux sociaux français ces derniers jours après la diffusion sur internet d’une campagne publicitaire de la marque vestimentaire Gap Kids montrant une petite fille portant le voile, rapportent plusieurs médias.

La campagne a provoqué l’indignation d’une frange des internautes français, pourtant pas concernés par la campagne qui était destinée en premier lieu au marché américain. Sous le slogan « Back to School (de retour à l’école) », la campagne publicitaire montre des enfants célébrant la rentrée scolaire avec joie en portant des vêtements de la marque Gap.

« Cette saison, GapKids encourage les enfants à renouer avec l’école en célébrant les différences et en leur offrant de nouvelles sources d’inspiration ! (…) Notre campagne est portée par des enfants venus du PS13 de Harlem, New York, et nous faisons appel à leurs forces et leur créativité pour réaliser quelque chose de vraiment incroyable ! », expliquait Gap au moment du lancement de la campagne.

 

 

Ce ne sont donc pas des acteurs recrutés pour la campagne mais des enfants du quartier new-yorkais de Harlem, historiquement réputé pauvre et notoire pour sa diversité. Sauf que sur une vingtaine d’écoliers, présents dans la publicité, l’une d’entre eux porte le voile. C’est ainsi qu’a été provoqué l’indignation des internautes et personnalités politiques françaises qui ont appelé au boycott de la marque en France.

« Jamais je n’accepterai de voir des petites filles voilées. Plus jamais je n’irai chez Gap. #BoycottGap », a déclaré sur Twitter la députée Anne-Christine Lang, du parti LREM du président Emmanuel Macron.

« Gap affiche une petite fille voilée. La maltraitance qui lui est infligée, l’inégalité qui lui imposée, la perversion du message, l’enfermement dans son genre ne soulèvent aucune protestation », a affirmé de son côté Valérie Boyer, députée Les Républicains (LR, droite dure). « Le marketing promeut la soumission à l’islamisme. Où sont les #MeToo et #BalanceTonPorc », s’est-elle en outre interrogée.

Toujours sur Twitter, Valérie Boyer a affirmé que « le marketing communautaire comble de l’essentialisme et du racisme! ». Selon elle, « le voile n’est pas un accessoire de mode mais un instrument politique permettant aux islamistes de marquer leur territoire voiler la chevelure d’une fillette c’est l’inférioriser la culpabiliser de se sentir libre ».

« Quand des iraniennes sont emprisonnées pour avoir enlevé leur voile, @Gap promeut celui- ci dans sa publicité. Communautarisme immoral », a quant à lui affirmé sur Twitter Bernard Carayon, du parti Les Républicains.

« Scandaleuse publicité communautariste et islamiste de GapKids. La marque cosmopolite Gap est prête à tout pour maximiser ses profits mondiaux. Mais dans la culture et République française le communautarisme n’existe pas ! », a tonné de son côté Bernard Monot, député européen pour le parti souverainiste Debout la France.

 

 

Ce n’est pas la première fois que la marque Gap est au cœur de la controverse, rappelle Le Figaro. En 2017, la marque américaine avait affiché dans ses enseignes la photo d’une jeune femme voilée alors que Gap ne vend pas de hijab. La marque avait alors défendu sa position. « Nous ne vendons pas le hijab qui apparaît sur cette image, néanmoins, Gap est une marque qui célèbre la diversité. Nos clients et les employés ont des origines, des religions et des modes de vie très différents et nous les soutenons tous », avait expliqué Gap.

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