Politique

Propos racistes et haineux : la plainte contre Naima Salhi « relancée »

’instruction dans l’affaire Naïma Salhi a été relancée par la justice, dans le cadre de la plainte déposée contre elle, le 9 juin 2019, pour « incitation à la haine raciale » et « appel au meurtre », annoncent ce mardi les trois plaignants Salim Chait ainsi que les Maîtres Abdelkader Houali et Sofiane Dekkal.

« Après avoir été bloquée pendant des mois en raison de l’immunité parlementaire dont jouissait la mise en cause, l’instruction dans l’affaire Naima Salhi est relancée. C’est ce que nous a annoncé le procureur près le tribunal de Chéraga (Alger, NDLR) qui nous a reçus aujourd’hui 9 mars 2021 à notre demande », font savoir les plaignants dans un communiqué diffusé sur le réseau social Facebook.

« En effet, selon le magistrat, un courrier daté du 31/01/2021 a été envoyé par le parquet à la brigade de recherche de gendarmerie de Chéraga, pour un complément d’enquête. Il a été demandé, entre autres, des informations sur l’état civil de la mise en cause », indiquent-ils, précisant que le rapport de l’enquête a été envoyé le 21 février dernier au tribunal par ladite brigade relevant de la même circonscription.

Naima Salhi ne jouit plus de son immunité parlementaire

« En outre, le procureur de la République nous a rassurés sur le bon déroulement de l’instruction, après que nous ayons posé des questions sur la lenteur qu’a pris cette plainte, sachant que le Parlement est dissout et que la mise en cause ne jouit plus de l’immunité qui pourrait empêcher notre plainte d’aboutir à un procès », soulignent les plaignants.

« Nonobstant la bureaucratie administrative et malgré tous les obstacles que nous avions rencontrés après le dépôt de cette plainte, le 9 juin 2019, faut-il le rappeler, nous sommes déterminés plus que jamais à aller au bout de notre engagement pour la faire aboutir », conclut le communiqué.

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