Société

Protection des migrants en Algérie : Amnesty international déplore l’absence d’un cadre juridique

Amnesty international a déploré, ce mardi 18 décembre, l’absence d’un cadre juridique en Algérie pour protéger les droits des milliers de migrants, réfugiés et demandeurs d’asile originaires d’Afrique subsaharienne qui se trouvent dans le pays.

« Malgré le nombre considérable de migrants, de demandeurs d’asile et de réfugiés sub-sahariens présents en Algérie, notre pays ne dispose toujours pas d’un cadre juridique clair définissant le statut des travailleurs migrants ni d’une loi sur l’asile, plus de cinquante ans après avoir ratifié la Convention de 1951 sur les réfugiés » a déclaré Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie cité dans un communiqué publié par l’ONG.

Amnesty international Algérie a lancé cette semaine une campagne appelant les autorités algériennes à mettre fin aux expulsions sommaires vers le Niger et le Mali et à adopter une loi sur l’asile. Pas moins de 12 913 ressortissants nigériens et 649 personnes originaires de pays tiers ont été expulsés vers le Niger, dans le cadre de convois organisés par les autorités, rappelle l’ONG.

Au moins 11 238 migrants originaires d’Afrique centrale ou occidentale et 386 Nigériens ont été abandonnés à la frontière et contraints de passer au Niger et au moins 3 000 migrants originaires d’Afrique centrale ou occidentale ont été abandonnés à la frontière et contraints de passer au Mali, selon elle.

« Ces expulsions massives, c’est-à-dire réalisées en dehors de toute procédure légitime et sans prise en considération des circonstances propres à chaque individu, sont contraires aussi bien à la Loi algérienne n° 08-11 du 25 juin 2008 qu’aux engagements internationaux pris par l’Algérie (…) », écrit l’ONG.

Les plus lus