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Quand la demande algérienne en blé vient en aide aux fermiers américains

L’Algérie, troisième plus grand importateur de blé dans le monde, a effectué ce mardi sa plus grande commande auprès des États-Unis depuis neuf mois, rapporte l’agence Reuters ce mercredi.

La commande algérienne concerne l’achat de 120.000 tonnes de blé de force rouge d’hiver (hard red winter wheat, US HRWS) utilisé pour fabriquer le pain. « Le fait que nous ayons vendu du blé à l’Algérie a capté mon attention », a déclaré Jim Gerlach, président de l’entreprise de courtage A/C Trading dans l’État de l’Indiana. « Ça ne fait certainement pas de mal et prouve que nous devenons compétitifs », a-t-il ajouté.

L’Algérie est connue dans le monde du blé comme étant un acheteur low-cost, et importe la majorité de son blé de France afin de prendre avatange de sa proximité pour économiser sur les frais de transports, indique Reuters.  L’Algérie a acheté ce type de blé américain, avec des niveaux relativement faibles en protéines (11% ou moins), car il convient au type de farine nécessaire pour produire le style de baguette préféré dans le pays.

Le coût du blé américain HRW franco à bord (FAB) serait jusqu’à 6 dollars par tonne moins cher que les prix proposés par la France pour une livraison en janvier, a indiqué U.S. Wheat Associates, un groupe de commerce financé en partie par le département d’Agriculture américain. « L’Algérie prend avantage du coût », a indiqué son porte-parole Steve Mercer. « Ce n’est pas bon pour les fermiers, mais c’est certainement bon pour les acheteurs comme l’Algérie pour qui conviendrait le blé à basse teneur protéinique », a-t-il ajouté.

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