search-form-close
  • Brent: $55,71+0,56%
  • Taux de change: 1 € = 133,17 DZD (Officiel), 192,5 DZD (Parallèle)
  • TSA Météo

Qu’est-ce que la planche à billets et quels sont ses risques ?

À travers cette option, un nouveau contexte économique s’installe qui est d’abord celui d’une rareté des ressources financières. C’est l’endettement interne qui est en train de se développer sans qu’on y ait vraiment pris garde.

Le Conseil des ministres a adopté, mercredi 6 septembre, un projet de loi portant amendement de la loi sur la Monnaie et le crédit introduisant le recours au financement non conventionnel. Selon le gouvernement, cette réforme permettra à la Banque d’Algérie de prêter directement au Trésor public « afin de permettre à ce dernier de financer les déficits du budget de l’État, de financer la dette publique interne et d’allouer des ressources au Fonds national de l’investissement ».

L’argent prêté au Trésor public devant bien provenir de quelque part, la Banque d’Algérie devra ainsi recourir à un processus de création monétaire. Si autrefois il s’agissait d’imprimer systématiquement de l’argent à travers une planche à billets (d’où le terme), la création monétaire s’effectue de nos de jours de manière scripturale, c’est-à-dire sous forme électronique dans les ordinateurs de la Banque centrale algérienne. Il s’agira de jeu d’écriture entre la Banque centrale et le Trésor public.

Contrairement à une idée reçue, les citoyens ne devraient donc pas voir la quantité de billets de banque augmenter de manière massive. Cependant, lorsque le mécanisme est utilisé de manière irresponsable par exemple, faire tourner la planche à billets fera que les billets en circulation perdront de leur valeur. Tout en restant le même billet, un billet de 1000 dinars avant le recours à la planche à billets pourrait ainsi par exemple valoir 700 dinars, ou 500 dinars en pouvoir d’achat, après le processus de création monétaire. Pourquoi ?

Pour une économie qui fonctionne normalement, la quantité d’argent qui circule doit correspondre aux besoins de l’économie afin de consommer la quantité de biens et de produits en circulation. En temps de crise économique, la Banque centrale peut décider d’augmenter l’argent en circulation pour tenter de relancer la croissance. Les banques privées disposeront ainsi d’argent pour prêter aux ménages et aux entreprises afin de doper la consommation et l’investissement. Un cycle économique vertueux est ainsi lancé.

Mais le cas de l’Algérie est différent. La décision de faire appel au financement non-conventionnel a pour objectif prioritaire de voir le financement de la Banque centrale servir au profit du Trésor public, donc de couvrir artificiellement les déficits des comptes publics de l’État. Ces derniers sont toujours mis à rude épreuve par la chute drastique des revenus suite à l’effondrement des cours des hydrocarbures, seule source de revenus de l’État algérien face à l’absence de diversification et le maintien à un niveau élevé des dépenses publiques.

Compte tenu du fait que la planche à billets tournera pour couvrir les déficits sans avoir pour rôle de relancer l’économie, la conséquence directe de la décision du gouvernement sera logiquement une hausse significative du taux d’inflation dans les mois à venir, accompagnée d’une forte baisse du pouvoir d’achat. En effet, si une plus grande quantité d’argent circule dans l’économie algérienne sans contrepartie de création de richesse, c’est la valeur de la monnaie qui devient moindre. Inévitablement, ce seront une nouvelle fois les couches les plus défavorisées qui subiront en premier le choc de l’impact de cette mesure.

| LIRE AUSSI : Option planche à billets : comment en est-on arrivé là ?

  • Ailleurs sur le Web

  • Les derniers articles

  • Votre avis (8)

    • benziane

      benziane

      puisque l’algerie n’a aucune productions et en a tout essayer alors nous allons produire directement de l’argent c’est simple et pas complique.

    • netzer

      netzer

      La planche a billets veut dire que les gouvernants et le système ont mal géré le pays qui va vers la faillite et qu ils est temps de les virer et les comptabilise !echaab fak bihoum dégagez tous

    • KADERBOSS

      KADERBOSS

      Les solutions en Algérie: ramasser tous les billets de banque actuels (de 500 à 2000 DA) et éditer de nouveaux billets (avec des inscriptions en Tamazight,2éme langue du pays il ne faut pas l’oublier) pour démasquer ”toutes les chkaras cachées.Décider l’instauration d’un Nouveau Dinar (NDA) qui vaudrait 100 DA actuels.C’est la seule solution pour lutter contre tous les problèmes économiques et financiers actuels. Ahmidouche Avouadnani doit essayer (Je rigole bien sur).

    • ElPatron

      ElPatron

      La planche à billets c’est une “dévaluation-plus” de la monnaie c’est à dire une dévaluation incontrôlée et une inflation à 3 chiffres
      Une dévaluation contrôlée (maîtrisée) du DA provoquerait une inflation importante ( à 2 chiffres) sur les produits importés mais une inflation moindre sur les produits locaux (à 1 chiffre).
      Son effet sur la balance commerciale sera une nette diminution des importations sans recourir au rationnement et créer de pénuries.
      Elle augmenterait aussi substantiellement le budget de l’état en DA grâce à la fiscalité pétrolière .
      La planche à billets provoquera un effondrement du DA , que personne n’est en mesure de prévoir, une inflation à 3 chiffres sur tous les produits (locaux et importés) et même sur les services .
      On entrera dans une spirale infernale hausse des salaires-inflation qui clochardisera encore plus la situation sociale .
      Bref , ce sera le meilleur moyen de pousser les gens à sortir dans la rue .

    • Amusnaw

      Amusnaw

      Ma modeste contribution pour éviter l’endettement extérieur et la planche à billet :
      Et si l’État décidait d’ouvrir le capital des Sociétés Nationales considérées comme viables et fiables par les détenteurs de capitaux en Algérie et vendre exclusivement aux Nationaux les actions de Sonatrach, Sonelgez, ports, cimenteries, aciéries, à hauteur de 5% par exemple avec un droit de préemption, cela permettrait à l’état de renflouer les caisses du trésor, de récupérer l’énorme liquidité circulant hors circuit et d’impliquer les acteurs privés dans la politique de développement ainsi que l’encouragement de l’investissement privé.

      A la différence de la méthode des obligations maladroitement testée, l’achat des actions de sociétés “Sures et sans risques ” aux yeux des nationaux , aura un succès certain.

      • Frida

        Frida

        Et qui va acheter les actions ? Le petit peuple . Certainement pas. Les ex. Voleurs qui s’enrichiront davantage et continueront de sévir sur le dos plus pauvres.

    • serimel

      serimel

      c’est la conséquence de l’amateurisme de nos politiques depuis 62 jusqu a ce jour , le manque de vision économique , la majorité de nos ministres n’ont aucune formation solide dans des universités européennes ou américaines , et c est toujours ouyahia au pouvoir qui a reconnu publiquement il y’a environ 7 ou 8 ans son échec de la gestion de l’Algérie et malgré ca toujours en poste , quelle honte!!!!!

  • À la une

    Abdelaziz Ziari : « Honnêtement, je n’exclus pas un cinquième mandat »

    ENTRETIEN. Ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN), cadre du FLN et plusieurs fois ministre,…

    ENTRETIEN. Ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN), cadre du FLN et plusieurs fois ministre, Abdelaziz Ziari revient dans cet entretien sur les mesures prises par le gouvernement…

  • L'Actualité en temps réel

  • International

    • Un séisme de magnitude 7,1 a secoué mardi Mexico, provoquant des scènes de panique dans cette mégapole de 20 millions d'habitants, 32 ans jour pour jour après le puissant tremblement de terre de 1985 qui avait fait plus de 10.000…

close
close