
Le modèle algérien fait des émules au Maghreb. En butte à d’énormes difficultés économiques, la Tunisie opte pour la rationalisation des importations, une politique adoptée par l’Algérie afin de renforcer la lutte contre les fraudes et les abus ces dernières années.
Face à la hausse excessive des prix et à l’aggravation du déficit commercial du pays, qui a atteint 6 milliards de dollars durant les 8 mois de 2026, le président tunisien Kaïs Saïed a ordonné de revoir la politique d’importations et d’intensifier la lutte contre la corruption.
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Tunisie : Kaïs Saïed ordonne de rationaliser les importations
M. Saïed a réuni mercredi 23 septembre la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzri et le gouverneur de la Banque de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, au cours d’une rencontre qui a porté notamment sur la problématique de la hausse des prix, selon un communiqué de la présidence de la République tunisienne.
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Le chef de l’État tunisien a insisté auprès des deux responsables sur la nécessité de « rationaliser les importations ». Les mesures à prendre ou les listes des produits concernés n’ont pas été précisées.
Kaïs Saïed a aussi instruit ses interlocuteurs d’intensifier la lutte contre la corruption qui doit englober, outre la corruption proprement dite, « la fraude, les entraves au fonctionnement des services publics et le mauvais traitement infligé aux usagers de l’administration ».
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Des pratiques qui visent à « faire échouer le processus révolutionnaire »
« Certaines pratiques et les personnes qui les soutiennent chercheraient à faire échouer le processus révolutionnaire », a accusé Saïed, reprochant à « certains cercles » de vouloir présenter « les revendications de la révolution comme une illusion ».
Sur un autre volet, le président tunisien a appelé à l’amélioration des conditions d’accès au financement pour les citoyens et les entreprises, indiquant que les banques doivent « faciliter l’accès aux crédits dans des conditions aisées », tout en respectant les circulaires de la banque centrale.
« L’État social devait constituer une réalité perceptible dans la vie quotidienne et dans toutes les régions », a en outre rappelé Kaïs Saïed, citant comme prioritaires les secteurs de la santé, du transport, de l’éducation et de la couverture sociale.