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Sahara occidental : “Le Maroc est encouragé par l’attitude de la France “

Le Maroc, « aidé par la France », tente insidieusement de réviser l’accord militaire N 1, en s’adonnant à une campagne belliciste dirigée contre le Front Polisario, dont l’objectif final est de remettre en cause le cessez-le-feu observé depuis 1991, affirme, ce mardi 22 mai, l’agence officielle APS, citant « des sources sahraouies proches du dossier ».

“La tentative du Maroc de faire monter la pression dans la région à travers les propos bellicistes et des manigances montées de toute pièce est de remettre en cause le cessez-le-feu et l’accord militaire N 1 “, confient ces sources sahraouies à l’APS.

L’entretien du chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, à Jeune Afrique confirme, à ce titre, la manœuvre engagée par le Maroc et la France au niveau des Nations Unies pour pousser à la révision de l’accord militaire N 1, précisent nos sources. Les propos tenus par Bourita lors de cet entretien laissent entendre que des actions sont engagées dans ce sens, ajoutent les mêmes sources.

Selon ces sources, le Front Polisario reste attaché au cessez-le-feu et à l’accord militaire N 1 qui régit les relations des deux partis au conflit avec la Minurso et définit la zone démilitarisée ainsi que la présence des forces sahraouies et marocaines à l’ouest et à l’est du mur.

“Nous nous en tenons à cela et non pas aux propos mensongers de l’ambassadeur du Maroc auprès de l’ONU”, précisent-elles en référence à la lettre envoyée jeudi dernier par le représentant permanent marocain, Omar Hilale, au président du Conseil de sécurité.

Omar Hilale évoque dans sa lettre “la création de sites militaires” à l’Est du dispositif de sécurité au Sahara occidental et l’organisation de “parade et de manœuvres militaires” alors qu’il s’agissait de simples festivités organisées à l’occasion du 45e anniversaire de la création du Front Polisario.

La lettre de Hilale a été suivie deux jours après par un appel à la retenue, lancée par l’ONU qui a souligné dans la déclaration publiée samedi par les services du porte-parole “qu’aucune action susceptible de modifier le statut quo ne doit être entreprise”.

Les mêmes sources estiment que “ces propos doivent être adressés au Maroc qui a maintes reprises violé les accords militaires”, en s’interrogeant si ” les Nations Unies voulaient réellement remettre en cause ces accords”.

En somme, la déclaration des Nations Unies a “été inspirée par le département des opérations de maintien de la paix (DPKO)”, dirigé par le français Jean Pierre Lacroix.

“DPKO doit cesser d’apporter de l’eau au moulin de la propagande belliciste marocaine”, relève ces sources, mettant en garde “contre un basculement qui remet en cause le cessez-le-feu et l’accord militaire numéro 1”.

“L’ONU a cédé à la pression”, confient les mêmes sources. “Le Maroc est encouragé par l’attitude de la France “, selon les mêmes sources.

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