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Sidi Saïd fait l’éloge de Bouteflika, lance des piques aux syndicats autonomes

Dans la matinée de ce samedi 24 février, Abdelmadjid Sidi Saïd a consacré une bonne partie de son discours au président Abdelaziz Boutelika à l’occasion du double anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures.

« Quand vous aimez quelqu’un, vous dites : nmoutou alih (on meurt pour lui). Eh bien, nmoutou alih (on meurt pour lui) (le président Bouteflika, NDLR) », a lâché le secrétaire général de la centrale syndicale.

Durant près de vingt-minutes, celui qui est visé par un mouvement de redressement au sein de l’organisation qu’il dirige depuis plus de vingt ans n’a pas cessé de faire l’éloge du chef de l’État en demandant de temps à autre aux présents de se lever pour l’ovationner.

« On n’est pas avec lui par l’hypocrisie, on n’a pas ce langage dans l’UGTA. Quand on dit on est avec le président, on n’a aucun obstacle qui nous empêche d’être avec lui », a-t-il lancé.

À aucun moment, le secrétaire général de l’UGTA ne revient explicitement sur les grèves des enseignants du Cnapeste et des médecins résidents.

Il parle seulement de l’importance du dialogue et accuse « certains » de vouloir faire revenir l’Algérie vers les années du terrorisme.

« On ne reviendra pas à ça. Malgré les moyens qu’ils utilisent, ils vont trouver un obstacle : les travailleurs, les syndicalistes et l’UGTA », prévient Sidi Saïd.

« Chacun avait peur de l’autre. Aujourd’hui, vous n’avez plus peur de marcher sur la route. Qui est à l’origine (de ce changement, NDLR) ? Dites-mois », lance-t-il. « Le président », répond la salle. « Il a réussi ou pas ? », demande-t-il encore. « Il a réussi », répond la salle.

Le patron de la centrale syndicale appelle à ce que « chaque Algérien doit préserver cette réussite ». « Personne ne va nous diviser, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur », prévient-il.

Et de poursuivre : « Quand on a dit en tant que syndicalistes que nous privilégions le dialogue, la fraternité, la solidarité, aujourd’hui nous avons des résultats. On a à l’avance en ce qui concerne le dialogue. C’est la clef de tous les problèmes, il faut s’éloigner du langage de la violence ».

Dans son intervention, le patron de la centrale syndicale a répondu indirectement à ceux qui se sont exprimés contre la généralisation de l’enseignement du tamazight sans les citer.

« Les millions d’Algériens sont fiers de leur authenticité séculaire. Leur algérianité qui est nourrie quotidiennement par leur arabité, leur amazighité et leur noble religion l’islam. Trois fondamentaux que personne ne peut ébranler ou changer parce qu’ils irriguent le sang des Algériennes et des Algériens », a-t-il indiqué.

« Nul n’a le droit de porter atteinte à ce socle de notre unité », a prévenu Abdelmadjid Sidi Saïd. « Cet unité séculaire est confortée davantage par les décisions historiques de son Excellence le président de la République M. Abdelaziz Bouteflika concernant la constitutionnalisation du tamazight langue nationale et officielle et de l’intégration de la journée de Yennayer comme fête nationale », a-t-il estimé.

Le patron de l’UGTA a remercié Bouteflika pour « tous les acquis sociaux » à l’endroit des retraités, des travailleurs, des travailleuses et des catégories sociales démunies ainsi que pour « les nombreuses réalisations socio-économiques » qui ont permis « la promotion et l’épanouissement de notre Nation ».

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