
Les sites pour adultes et le réseau social TikTok seront-ils interdits en Tunisie ? La question, soulevée il y a quelques mois en Algérie, se pose maintenant dans le pays voisin.
Dans une proposition de loi visant à renforcer le contrôle de l’espace numérique en Tunisie et déposée vendredi 3 avril, le député Marouen Zayane a notamment suggéré le blocage intégral des sites pour adultes, “y compris ceux générés par l’intelligence artificielle”, ainsi que l’interdiction du réseau social TikTok sur l’ensemble du territoire tunisien.
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Le député a motivé son initiative par les risques encourus par les mineurs, estimant que le recours massif aux technologies de chiffrement rend inefficaces les outils actuels de contrôle parental.
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Parmi les autres suggestions de la proposition de loi, la mise en place d’un système national d’identification numérique qui conditionne l’accès aux réseaux sociaux à une vérification d’âge. Le député veut en outre que les parents aient la possibilité de superviser l’usage d’internet par leurs enfants et que des sanctions financières soient envisagées pour toute tentative de contournement.
Des initiatives similaires en Algérie
Cette proposition survient quelques mois après des initiatives similaires prises en Algérie. Fin novembre dernier, le député du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Youcef Adjissa, a annoncé l’élaboration d’une proposition de loi visant à bloquer l’accès en Algérie aux sites et plateformes pour adultes. Les “valeurs morales” de la société constituent une “priorité législative**,** a-t-il argué.
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“Les études montrent que l’exposition précoce (à ces contenus) peut mener à l’addiction, à l’isolement, à l’affaiblissement des relations sociales et à une baisse des performances scolaires”, a-t-il soutenu, appelant à protéger “les jeunes filles en particulier, ainsi que les enfants et les adolescents”.
En avril 2025, le député Abdelbasset Bouhali avait saisi le Premier ministre par une question écrite dans laquelle il a plaidé pour l’interdiction du réseau social TikTok, “afin de protéger ses utilisateurs, notamment les enfants scolarisés et les mineurs”.
Dans des déclarations à Ennahar TV, le parlementaire a jugé que cette plateforme fait la promotion des “contenus immoraux, du vice et des fausses informations”.