Politique

Start-up : les détails du plan d’action du gouvernement

Le gouvernement a présenté dans son plan d’action, dont TSA détient une copie, les détails autour de sa stratégie du développement d’incubateurs et de start-up, avec la création d’un ministère dédié qui « œuvrera à créer les conditions requises pour une intégration rapide et ordonnée de notre pays dans l’économie de la connaissance ».

« La création d’un nouveau département ministériel dédié à la Star-tup et à l’économie de la connaissance constitue un signal fort quant aux options stratégiques du gouvernement, qui œuvrera à créer les conditions requises pour une intégration rapide et ordonnée de notre pays dans l’économie de la connaissance », affirme le gouvernement dans le plan d’action qui sera présenté prochainement devant le Parlement.

« À cet effet, l’action du gouvernement visera à jeter les bases organisationnelles et fonctionnelles pour l’émergence d’une économie fondée sur le savoir en s’appuyant sur les entreprises innovantes et les Start-ups », indique le plan d’action.

Le gouvernement envisage dans ce contexte de « créer et renforcer les passerelles nécessaires entre les incubateurs, les accélérateurs et les pépinières d’entreprises et les universités, et conforter la collaboration entre les différents partenaires », de « soutenir les incubateurs dans l’appropriation des nouvelles technologies et des usages du numérique », ou encore de « valoriser et tirer profit des expériences de l’élite de la communauté algérienne établie à l’étranger dans le domaine de l’accompagnement et du développement des start-up ».

Le plan d’action prévoit également la création d’un « label incubateur » ainsi que la mise en place d’un « guichet unique pour le soutien aux micros entreprises innovantes », tout en prévoyant la mise à niveau des cybers parcs et incubateurs existants et la création des incubateurs par secteur d’activité.

« Parallèlement, le gouvernement veillera à mettre en place un ensemble de mécanismes permettant le financement et le soutien de l’économie de la connaissance et les micro-entreprises et plus particulièrement les Start-up », affirme le gouvernement dans son plan d’action.

Il est dans ce cadre prévu de promouvoir et faciliter l’accès des Start-up à des sources de financement adaptées, « notamment par la mise en place d’un fonds dédié aux start-up », d’encourager et promouvoir « la promotion des investissements en capitaux risque », ainsi que « l’initiation de mesures incitatives en direction des capitaux d’investissement, de la diaspora et l’actualisation des conventions pour la non double imposition ».

Financement participatif, avantages fiscaux…

Le plan d’action prévoit aussi un encadrement juridique du financement participatif, considéré comme « levier important pour le financement des startup », ainsi que la mise en place d’un « nouveau cadre légal (Start-up ACT national), dédié au développement des start-up, qui définira la start-up, créera les mécanismes de sa labélisation et consacrera un régime de facilitation », indique le gouvernement.

En outre, le gouvernement prévoit la mise en place de « mesures incitatives au profit des start-up (avantages fiscaux et parafiscaux) », « la promotion et la simplification des procédures d’exportation de services », ou encore la mise en place d’un « statut dédié aux travailleurs libres (freelancer) pour faciliter le recours des Start-up à une ressource humaine spécialisée ».

Le gouvernement prévoit également la création d’un « fonds dédié à l’appui au transfert de technologie », d’une « nouvelle catégorie de statut juridique, plus flexible et mieux adaptée aux Start-up », ainsi que du « Small business act algérien pour permettre aux micro-entreprises l’accès aux marchés sous la forme d’une bourse de sous-traitance des PME innovantes ». Le plan d’action prévoit de plus la révision et l’actualisation des « avantages fiscaux pour les projets industriels bâtis sur des stratégies d’innovation et/ou des centres R&D ».

Enfin, le plan d’action du gouvernement prévoit de promouvoir le « rôle des incubateurs au niveau de l’écosystème intégré, à savoir : universités, incubateurs spécialisés, médiateurs facilitateurs ou accélérateurs, pépinières de start-up, entreprises et opérateurs publics, banques, centres de recherche et espaces de coaching et travail collaboratif » ainsi que de soutenir à la « création de PME micro-entreprises et start-up au niveau universitaire via les incubateurs universitaires et la conversion en produits des projets de recherche à fort potentiel industriel ».

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