
Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a reçu ce mercredi 5 mai la présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes, Saïda Neghza.
La rencontre a porté sur la situation économique et sociale du pays. Dans un compte rendu publié sur la page Facebook de son organisation, Mme Neghza a indiqué que le chef de l’État lui a assuré qu’il suivait les préoccupations quotidiennes des citoyens et qu’il s’attelle à lever toutes les entraves susceptibles de freiner la marche du pays vers le développement.
A lire aussi : Algérie : onze nouvelles wilayas créées, voici la liste
| Lire aussi : Saïda Neghza, une femme d’affaires qui ne laisse pas indifférent
Il lui a également assuré qu’il luttait contre tous les cercles qui entravent sciemment les projets de développement et qui tendent à aggraver les souffrances et les pénuries des biens et services afin de créer des tensions.
A lire aussi : Tebboune dénonce des « ingérences flagrantes et une tragédie humanitaire » au Soudan
Les opérateurs « intègres », qui souhaitent participer à l’édification de la « nouvelle Algérie », sont « encouragés », a assuré le président de la République à Saïda Neghza.
Un rapport sur les « zones d’ombre »
Cette dernière a aussi révélé qu’elle a abordé avec le chef de l’État sa dernière tournée à travers plusieurs wilayas du pays, comme elle lui a transmis les préoccupations des hommes d’affaires ainsi que des propositions concernant des projets structurants susceptibles de mettre fin à la dépendance du pays aux hydrocarbures. Elle a aussi fait un rapport sur certaines « zones d’ombre » qu’elle a visitées récemment.
A lire aussi : Algérie : le RCD tranche sur sa participation aux législatives de 2026
Saïda Neghza s’est fait connaitre dans les dernières années de la présidence Bouteflika en s’opposant aux hommes d’affaires proches du cercle présidentiel, notamment Ali Haddad, qui a été condamné à une lourde peine de prison pour corruption, et la puissante organisation patronale qu’il présidait, le FCE.
| Lire aussi : Investissement : le patronat décrit une situation totalement bloquée
Le mois dernier, elle a effectué une tournée à travers le territoire national. À Bejaïa, elle a pris la défense de l’industriel Issad Rebrab, indiquant notamment qu’« il faut créer 1000 Rebrab et non 1000 Haddad ». Quelques jours plus tard, elle a accusé publiquement la Confédération algérienne du patronat citoyen (CPAC, ex-FCE) d’être le visage de la issaba qui veut casser les hommes d’affaires honnêtes.