Économie

Une cargaison de bœuf français refoulée d’Algérie

Après le bœuf espagnol, interdit sur le marché algérien suite à la suspension du traité d’amitié et le blocage du commerce entre les deux pays en juin dernier, une cargaison de bovins français va être rapatriée d’Algérie.

Cette fois, ce n’est pas pour des raisons politiques, mais pour des considérations sanitaires que plusieurs centaines de taurillons français ont été bloqués au port d’Alger.

Selon le quotidien Ouest-France, 780 taurillons n’ont pas pu débarquer au port d’Alger et ils y sont bloqués depuis deux semaines. Ils étaient arrivés en provenance du port de Sète, dans le sud de la France, début septembre. Selon le média, c’est un « imbroglio sanitaire » qui serait derrière cette situation.

Il s’agit de « difficultés d’interprétation du statut sanitaire » de trois taurillons, explique pour sa part le ministère français de l’agriculture.

Bien que, assure le ministère, les animaux étaient « sains » et vaccinés contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), leur certificat sanitaire portait la mention « IBR positif ».

Même si le ministère assure qu’il n’y  pas eu de manquement de la partie française sur le certificat à l’export, il était évident qu’avec une telle mention, les autorités compétentes en Algérie n’allaient pas autoriser le débarquement de la cargaison pour ne pas mettre en péril le cheptel national.

Les taurillons seront abattus

Les responsables français, ajoute le même journal, ont tenté de convaincre leurs vis-à-vis algériens en apportant les clarifications nécessaires, mais les discussions ont été « infructueuses ».

D’où la décision de rapatrier en France les 780 taurillons où ils seront abattus et « ne seront pas remis dans le circuit de la consommation », indique le ministère français de l’agriculture.

Le motif qu’il avait est que les bêtes, pendant les deux semaines de leur blocage au port d’Alger, ont été nourries avec du fourrage produit en Algérie où, soutient-il, la fièvre aphteuse est présente.

Même s’il reconnaît que le risque est « extrêmement minime », le ministère explique qu’il veut éviter l’introduction de cette maladie sur le territoire européen.

Si cette précaution excessive des autorités françaises devant un risque « extrêmement minime » est compréhensible, celles de la partie algérienne devrait l’être encore plus, d’autant que le risque, malentendu ou pas, était consigné dans un document officiel.

Les plus lus