Société

Variants et vaccination Covid : le Dr Yousfi réclame plus de transparence

Alors que la campagne de vaccination contre la Covid-19 peine à prendre sa vitesse de croisière plus d’un mois après son lancement, l’Algérie fait face depuis fin février à la propagation de nouveaux variants de la maladie à coronavirus.

Curieusement, l’Institut Pasteur d’Algérie choisit les jeudis soir pour annoncer la découverte de nouveaux cas positifs des variants britannique et l’arrivée sur notre territoire du variant nigérian.

Une communication qui ne rassure pas le Dr Mohamed Yousfi, l’une des figures médicales de la lutte anti-Covid en Algérie. Chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Boufarik, l’une des structures hospitalières qui ont été les plus durement touchées par la pandémie après son arrivée en Algérie il y a une année, il demande une plus grande transparence dans la communication des autorités autour des nouveaux variants de la maladie à coronavirus Covid-19 arrivés en Algérie.

 « Nous attendons une communication plus transparente et en temps-réel »

« Nous attendons une communication plus transparente et en temps-réel, particulièrement concernant ces nouveaux variants pour pouvoir prendre les dispositions nécessaires », affirme le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Boufarik dans une déclaration à TSA, soulignant qu’une meilleure communication et transparence sont également attendues des pouvoirs publics, vis-à-vis de la stratégie de vaccination contre le coronavirus.

« Il faudra aussi une meilleure communication et une meilleure transparence pour le citoyen de la part des pouvoirs publics concernant la vaccination. Au moins que le citoyen puisse savoir et être fixé sur le calendrier vaccinal, sachant que cette opération va prendre plusieurs mois », préconise le Dr Mohamed Soucefi, estimant que « pour remettre la confiance avec le citoyen algérien, il doit s’inscrire sur la plateforme, savoir quand viendra son tour pour être vacciné ».

« Enfin, l’autre point qu’on attend aussi de la part des pouvoirs publics est de pouvoir, dans la mesure du possible, accélérer cette campagne de vaccination, parce qu’au total, le meilleur moyen pour lutter contre ces variants et sortir de l’épidémie d’une manière générale est d’arriver à cette vaccination qui toucherait plus de 70% de la population », plaide le Dr Yousfi.

« La balle est chez le citoyen pour l’application des mesures barrières, mais surtout chez les pouvoirs publics pour une meilleure communication et accélérer la vaccination et communiquer mieux concernant le calendrier vaccinal », résume en conclusion le Dr Yousfi de l’hôpital de Boufarik.

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