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Verts : le consensus autour de Belmadi commence à se fissurer

Près d’un mois après l’échec de l’Algérie à se qualifier au mondial 2022, le sélectionneur Djamel Belmadi n’a toujours pas décidé s’il restera ou pas à la barre technique des Verts.

Cette irrésolution commence à inquiéter, d’autant plus que l’équipe nationale est appelée à entamer dans moins de 40 jours les éliminatoires de la CAN-2023.

Juridiquement, Belmadi est toujours en poste, son contrat n’expirant qu’en décembre prochain. Mais ni lui ni les dirigeants de la fédération algérienne de football n’ont dit s’il ira ou pas au bout de son contrat.

La question ne se serait pas posée s’il n’y avait pas cette amère élimination de la coupe du monde après la défaite face Cameroun, le 29 mars dernier à Blida.

Et puis, le contrat arrivera à son terme en plein milieu des éliminatoires de la CAN et il serait donc préférable que la campagne et la phase finale soient menées par le même coach, Belmadi ou un autre.

En conférence de presse juste après le coup de sifflet final du match face au Cameroun le 29 mars, le sélectionneur national a seulement indiqué qu’il assumait la responsabilité de l’échec.

Il a évité de prendre une décision à chaud, mais le temps qu’il met pour trancher commence à se faire long, et aucune partie, la Fédération algérienne de football en tête, n’est en mesure d’éclairer le public sur la question.

Des voix appelant Djamel Belmadi à rendre sa réponse dans les meilleurs délais commencent à se faire entendre. Hafid Derradji, le célèbre commentateur algérien de Bein Sport, estime que le coach des Verts doit se décider au plus vite, ne serait-ce que par reconnaissance pour l’attitude des Algériens à son égard.

« S’il décide de partir, il doit l’annoncer vite »

« Belmadi est dans une situation peu enviable, mais il reste un entraîneur chanceux par rapport à ses prédécesseurs parce qu’il a toujours le soutien des officiels, du public et des médias malgré le double échec à la CAN et en coupe du monde, ce que n’ont pas eu d’autres sélectionneurs des Verts par le passé », a explosé Hafid Derradji dans une chronique publiée dans le journal Al Arabi Al Jadid.

Pour le célèbre commentateur algérien de beIN Sports, « en signe de gratitude, il doit rendre sa décision maintenant car cela sera dans l’intérêt de l’équipe nationale et de Djamel Belmad, quelle que soit la décision ».

Le commentateur estime par ailleurs  que si Belmadi décide de partir, il doit l’annoncer dans les meilleurs délais pour donner une visibilité au président de la fédération afin qu’il puisse engager un sélectionneur intérimaire.

« L’équipe nationale doit continuer à exister avec ou sans Djamel Belmadi et ne doit pas être l’otage de qui que ce soit », assène Hafid Derradji. Exprimant son avis personnel sur la possibilité de voir le sélectionneur continuer, le journaliste estime que « cela paraît difficile dans le contexte actuel » mais reste une éventualité « plausible ».

Une précédente chronique du commentateur avait été interprétée comme une « attaque » contre Belmadi, mais Derradji s’en est défendu. Mais le consensus général autour de Bemadi commence à se fissurer.

La pression devrait monter davantage sur le sélectionneur national dans les prochains jours avec l’approche du début des éliminatoires de la CAN. La situation de Belmadi est rendue compliquée par ce qui se passe à la fédération algérienne de football (FAF) qui devrait se doter d’un nouveau président et d’un nouveau bureau en juin prochain.

Certains expliquent l’attentisme du coach des Verts par son souci de connaître qui seront les nouveaux dirigeants de la FAF avant de se décider. Sauf que le temps presse et les échéances de l’équipe nationale approchent à grands pas.

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