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Visite du BIT à Alger : le ministère du Travail pose ses conditions

Visite du BIT à Alger : le ministère du Travail pose ses conditions

Le ministère du Travail a confirmé ce samedi avoir refusé que la délégation du Bureau international du travail rencontre à Alger deux syndicats.

“Dès réception d’un courrier du BIT informant le ministère du Travail de la période de déplacement de cette délégation, un accord a été donné pour son accueil”, a déclaré le département de Mourad Zemali à l’agence officielle, en assurant que les services du BIT “ont, par la suite, finalisé et transmis des termes de référence composés d’une liste d’institutions administratives et d’organisations syndicales que la mission souhaiterait rencontrer”.

Le ministère du Travail assure qu'”une réponse a été transmise dans les délais informant l’administration du BIT de l’accord du ministère du Travail pour la rencontre de toutes les institutions administratives et organisations syndicales (au nombre de 10) à l’exception de deux prétendues organisations qui ne respectent pas la législation algérienne du travail”, a précisé la même source, assurant que “ce n’est pas un refus, mais une réponse précise suite au souhait avancé”.

“Un projet de programme détaillant les journées et les horaires des rendez-vous a été transmis”, a-t-il ajouté.

L’Algérie “n’a pas refusé l’arrivée de cette mission, mais il a été rappelé que nous ne pouvions accepter des rencontres sur le territoire national avec de prétendues organisations qui se sont constituées illégalement. Il s’agit du respect de la souveraineté nationale”, a-t-il souligné.

Le ministère du Travail assure que l’Algérie “a procédé à l’enregistrement de 66 organisations syndicales de travailleurs et 36 organisations syndicales d’employeurs, soit au total entre travailleurs et employeurs un nombre de 102 organisations, alors que les activités syndicales sont menées normalement quand elles sont engagées conformément aux procédures légales régissant ces activités et conformément aux normes internationales”.

Ce samedi, El Watan a fait état de l’annulation de la visite du BIT initialement prévue pour ce lundi 26 février.

« Les autorités algériennes viennent encore une fois de déshonorer l’Algérie en acceptant puis en refusant, à la dernière minute, cette mission qui avait été recommandée lors de la Conférence internationale du travail qui s’est tenue à Genève en 2017 », peut-on lire dans un communiqué de la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), cité par le quotidien national.

Ce refus des autorités algériennes de recevoir la délégation du BIT serait motivé par le refus de cette dernière de se conformer aux exigences du ministère algérien du Travail. Celui-ci aurait refusé à la délégation des rencontres avec deux organisations syndicales, dont l’une est la CGATA et l’autre le Syndicat national autonome des travailleurs de l’industrie de l’électricité et du gaz (SNATEG).

Ces deux syndicats ont déposé plainte auprès du BIT pour dénoncer le licenciement de grévistes et les pressions exercées sur les syndicalistes, selon le quotidien Echourouk.

 

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