Yasmina Khadra absent du Salon du livre d’Alger — TSA
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Yasmina Khadra absent du Salon du livre d’Alger

Yasmina Khadra absent du Salon du livre d’Alger

Le célèbre écrivain algérien, Mohamed Moulessehoul, alias Yasmina Khadra ne sera pas présent au Salon international du livre d’Alger (Sila) dont l’ouverture est prévue le 30 octobre prochain.

« Je tiens à m’excuser de ne pouvoir être au Salon du livre d’Alger pour cette année. Contrairement à ce qui a été annoncé dans la presse et aux déclarations des organisateurs, je n’ai pas été invité par ces derniers. Ni officiellement ni officieusement », écrit Yasmina Khadra sur son compte Facebook.

L’auteur de « l’outrage fait à Sarah Ikker », son dernier né, ne fournit pas les raisons de sa non invitation. « L’an dernier, j’ai été au Salon sur invitation de mon éditeur Casbah. En espérant vous retrouver ailleurs, dans notre beau pays, je vous embrasse très fort », ajoute-t-il.

Comme certains intellectuels, Yasmina Khadra s’était résolument exprimé en faveur du « Hirak ». « Si les Algériens ne renversaient pas, cette fois, le régime qui les a spoliés de leurs rêves et de leurs espoirs, ils ne relèveraient jamais plus la tête. Leurs marches ne sont pas des parades, mais un compte à rebours. La saison de leur éveil n’est ni un hiver ni un été, elle est la Nuit du doute : demain, ce sera ou le jeûne ou l’Aïd, pas les deux à la fois », avait-il écrit en mai dernier avant d’inviter le mouvement à « imposer » le président de la nouvelle république algérienne.

« Un nom, vite, car le projet de société réclamé, nous le connaissons déjà. Un nom, vite, car le vide est no man’s land miné. Un nom, vite, si on ne veut pas qu’on le choisisse pour nous », avait-il appelé.

1030 maisons d’édition dont près de 300 algériennes exposant près de 183.000 titres, sont attendues au Sila qui s’étalera jusqu’au 9 novembre.

Invité d’honneur cette année, le Sénégal devrait être représenté par des auteurs comme Hamidou Sall, Khallil Diallo, Rahmatou Seck Samb, ou encore Abdoulaye Racine Senghor.

En raison de la réduction de son budget, passé de 120 millions de dinars en 2015 à 55 millions de da, le Sila n’offrira son estrade cette année qu’à deux auteurs internationaux, le Palestinien Ibrahim Nasrallah et l’Algéro-américaine Elaine Mokhtefi militante et auteur de « Alger, capitale de la révolution ».

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