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16e vendredi : ce qu’il faut retenir

16e vendredi : ce qu’il faut retenir

Les Algériens sont sortis en masse, ce vendredi 7 juin, pour la 16e fois depuis le 22 février dernier, et la première fois depuis la fin du Ramadhan, pour réclamer le départ du système et de ses symboles. Des manifestations pacifiques se sont déroulées dans plusieurs villes du pays : Alger, Constantine, Oran, Annaba, Tlemcen, Mostaganem, Batna, Guelma, Skikda, Bejaia, Tizi Ouzou, Delys, Bouira, Mascara, Tiaret, El Oued, El Tarf, Relizane, Ain Temouchent, Saida, Djelfa, M’sila, Sétif, Bordj Bou Arreridj, Tamanrasset, Sidi Bel Abbès…

1-Réponse à l’appel au dialogue de Bensalah

Les manifestations du 16e vendredi sont intervenues au lendemain du troisième discours de Bensalah à la Nation, où il a appelé au dialogue autour de l’organisation d’une présidentielle dans les plus brefs délais. À cette offre de dialogue, la réponse des manifestants a été cinglante : »Bensalah dégage », un slogan, qui a été scandé partout dans le pays. Les Algériens ont réitéré leur principale revendication qui porte sur le départ de Bensalah et de Bedoui. « Pas d’élections avec la bande », ont-il dit aussi. Ils ne sont pas contre les élections, mais pas avec Bensalah et Bedoui aux commandes de l’État.

 

 

2-Mobilisation intacte

Le mouvement populaire a prouvé une nouvelle fois ce vendredi qu’il a du souffle. Rien ne semble en mesure d’entamer la détermination des Algériens à aller jusqu’au bout dans leur combat pacifique pour chasser le système qui a plongé le pays dans une crise politique sans précédent. Malgré le blocage des routes menant vers Alger par la gendarmerie et les interpellations opérées dans la matinée par les policiers dans la capitale, ils sont sortis en masse, partout dans le pays, pour réaffirmer leur attachement à un État civil et à l’unité nationale, dire non à un régime militaire, dénoncer les tentatives du pouvoir de diviser le peuple algérien, et réclamer le départ de Bensalah et Bedoui, deux symboles du régime de Bouteflika. Le chef d’état-major de l’ANP le général Ahmed Gaid Salah n’a pas été épargné par les critiques des manifestants. Certains lui ont rappelé ses engagements d’appliquer les articles 7 et 8 de la Constitution, et de chasser toute la bande. D’autres ont scandé des slogans qui lui sont hostiles.

 

3-Les citoyens s’impliquent dans la recherche de solutions

Les manifestants ne se contentent plus de revendiquer. Ils s’impliquent de plus en plus dans la recherche de solutions à la crise qui frappe le pays depuis le 22 février. Face au régime qui veut se maintenir, les Algériens proposent des solutions qui s’articulent globalement autour du départ des 2B (Bensalah et Bedoui) et une période de transition gérée par des personnalités crédibles et propres, qui n’ont aucun lien avec le système Bouteflika. À Alger, par exemple, des groupes de manifestants ont débattu de la situation politique et des solutions de sortie de crise.

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