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Meurtre Khashoggi : Erdogan dit ne pas comprendre le « silence » américain

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré dimanche ne pas comprendre le "silence" des Etats-Unis sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. "Je n'arrive pas à comprendre le…

Meurtre Khashoggi : Erdogan dit ne pas comprendre le « silence » américain
(COMBO) This combination of file pictures created on August 11, 2018 shows (L)President of Turkey and Leader of the Justice and Development Party (AKP), Recep Tayyip Erdogan deliverling a speech during an AK party's group meeting at the AK Party's headquarters in Ankara, on January 26, 2018.(R) US President Donald Trump looking on during a joint press conference with Italian Prime Minister Giuseppe Conte in the East Room of the White House in Washington, DC, July 30, 2018. President Recep Tayyip Erdogan hit back on August 11, 2018 at US "threats" over a detained American pastor which has escalated tensions between the two NATO allies and piled pressure on the Turkish currency. "It is wrong to dare bring Turkey to its knees through threats over a pastor," Erdogan told a rally in the Black Sea town of Unye. "I am calling on those in America again. Shame on you, shame on you. You are exchanging your strategic partner in NATO for a priest." / AFP / ADEM ALTAN AND SAUL LOEB
Aicha Merabet
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré dimanche ne pas comprendre le « silence » des Etats-Unis sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

« Je n’arrive pas à comprendre le silence de l’Amérique (…) Nous voulons que tout soit éclairci parce qu’il s’agit d’une atrocité, il s’agit d’un meurtre », a dit M. Erdogan dans un entretien télévisé, ajoutant : « le meurtre de Khashoggi n’est pas un meurtre ordinaire ».

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Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, en tournée au Moyen-Orient mi-janvier, avait affirmé avoir obtenu des assurances de Ryad dans cette affaire, tout en réaffirmant l’alliance stratégique avec l’Arabie saoudite.

Khashoggi, qui écrivait notamment pour le Washington Post et se montrait critique envers Ryad, a été tué le 2 octobre dans le consulat d’Arabie à Istanbul. La Turquie affirme qu’il a été étranglé par une équipe de 15 Saoudiens.

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Son corps n’a toujours pas été retrouvé.

Son assassinat a plongé l’Arabie saoudite dans une grave crise diplomatique et a terni la réputation du prince héritier Mohammed ben Salmane qui est accusé par des responsables américains et turcs d’avoir commandité le meurtre.

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Ryad a imputé ce meurtre à des éléments « incontrôlés ». Le procès de 11 suspects s’est ouvert début janvier en Arabie saoudite et le procureur général a requis la peine de mort contre cinq d’entre eux.

Ankara a plusieurs fois souligné la nécessité d’une enquête internationale sur cette affaire, déplorant le manque de transparence de l’enquête saoudienne.

La rapporteure spéciale de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires s’est rendue il y a quelques jours à Istanbul et doit rendre public en mai un rapport sur le meurtre du journaliste saoudien. Agnès Callamard s’est notamment entretenue avec le procureur de la République à Istanbul, Irfan Fidan et a été reçue par les ministres turcs des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, et de la Justice, Abdulhamit Gül.

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