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Présidentielle : première passe d’armes à distance entre Benflis et Tebboune

Abdelmadjid Tebboune a retiré ce jeudi 26 septembre les formulaires de souscription de signatures pour son dossier de candidat à la candidature à la présidentielle du 12 décembre. Hasard du…

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Abdelmadjid Tebboune a retiré ce jeudi 26 septembre les formulaires de souscription de signatures pour son dossier de candidat à la candidature à la présidentielle du 12 décembre.

Hasard du calendrier, le déplacement de Tebboune au siège de l’Autorité de contrôle des élections intervient le jour même de la réunion du comité central de Talaie El Houriyet pour trancher sur la candidature, qui ne fait plus aucun doute, de son chef Ali Benflis à la présidentielle.

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Après la défection de plusieurs personnalités, l’ancien chef du gouvernement et l’ex-Premier ministre, sous Bouteflika, pourraient être les deux principaux prétendants sérieux à la magistrature suprême. Ali Benflis l’a sans doute compris. Il n’a pas hésité à comparer une éventuelle candidature de Tebboune à un 5e mandat sans Bouteflika.

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Tebboune, qui a été le Premier ministre le plus éphémère de l’Algérie en ayant passé trois mois seulement au Palais du Dr Saadane, n’a pas branché. Interrogé par les journalistes, il a préféré prendre de la hauteur et calmer le jeu. « Les temps sont difficiles, ce n’est pas le moment de la polémique et du refus de l’autre », a-t-il dit, refusant d’engager un bras de fer avec avec un potentiel rival.

Abdelmadjid Tebboune, qui a été limogé en août 2017 par Bouteflika, après trois mois passés à la tête du gouvernement, a jugé que Ali Benflis était « libre » de dire ce qu’il veut.

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« Le citoyen vit dans une situation psychologique difficile. L’économie s’est effondrée », a-t-il alerté, en rappelant qu’il connait Benflis depuis 1977.

Refusant la polémique, Tebboune a plutôt préférer s’étaler sur son programme électoral et ses priorités s’il est élu président de la République. Il prône un « redressement national tous azimuts », « l’assainissement de l’économie » pour la « moraliser » et rendre la « plus propre ». Il promet aussi de poursuivre « l’assainissement », comprendre : la lutte contre la corruption, de créer de nouveaux entrepreneurs de miser sur les start-up et les microentreprises pour relancer l’économie et redonner de l’espoir aux jeunes.

« Je suis de formation économique, c’est l’entreprise qui crée de la richesse, on ne peut pas être contre les entrepreneurs, mais on demande la probité », a-t-il assuré.

Toujours dans le registre des promesses, Tebboune promet aussi « une presse plus libre » et « des institutions plus démocratiques ». « Le citoyen algérien connait qui est qui. Il attend des solutions, pas la diffamation et l’exclusion », pense l’ancien Premier ministre.

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