C’est sous les cris « Benflis dégage ! » que des citoyens de Tlemcen ont accueilli, dimanche 17 novembre, le candidat à la présidentielle, Ali Benflis, qui débute sa campagne par la ville des Zianides.
Plusieurs centaines de personnes, dont des étudiants de l’université de Tlemcen, se sont rassemblées, ce matin, devant la Maison de la culture de la ville où le candidat devait animer un meeting électoral.
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Un dispositif policier important a été déployé pour empêcher les manifestants d’accéder au lieu du meeting. « H’na ouled Amirouche, marche-arrière ma nwelouch (Nous sommes les enfants du (martyr) Amirouche, on ne va pas faire machine arrière) », ont scandé les nombreux manifestants qui renouvellent leur rejet des élections. «Dites-lui (à Benflis) qu’il n’y aura pas de vote à Tlemcen », interpellent des citoyens qui réitèrent leur appel pour un « État civil ».
La libération des détenus politiques est également réclamée notamment le moudjahid Lakhdar Bouregâa. « Vous emprisonnez les moudjahidine et vous appelez au dialogue. Quelle honte ! », crie-t-on. Les manifestants ont moqué les partisans de Benflis « ramenés par bus ».
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Une étudiante, qui a partagé une vidéo de la manifestation, a dénoncé les tentatives de confiscation des téléphones de ceux qui filment les scènes. Une vieille dame en hayak crie sa douleur après l’arrestation de son fils unique dans le cadre du Hirak. Elle est vite consolée par quelques citoyens. « La Tebboune, la Benflis, ech-chaâb houa rais (Ni Tebboune, ni Benflis, peuple président ! », scande la foule.
On parle d’arrestations parmi les manifestants dont des étudiants.
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Le candidat Abdelmadjid Tebboune devrait se rendre à Tlemcen mercredi prochain. Les manifestants promettent de lui réserver « un accueil spécial ».