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Statut d’El Qods : changement de la position de l’Algérie ou simple erreur de formulation ?

Changement spectaculaire de la position de l’Algérie ou simple erreur de formulation dans la communication de la diplomatie algérienne ? La teneur du communiqué rendu public ce mercredi 29 janvier…

Statut d’El Qods : changement de la position de l’Algérie ou simple erreur de formulation ?
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Changement spectaculaire de la position de l’Algérie ou simple erreur de formulation dans la communication de la diplomatie algérienne ?

La teneur du communiqué rendu public ce mercredi 29 janvier sur le plan de paix américain au Proche-Orient interpelle par l’utilisation, pour la première fois, du terme el Qods-Est.

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Suite à l’annonce de ce qui est appelé le ‘deal du siècle’, l’Algérie « réitère son soutien fort et indéfectible à la cause palestinienne et au droit imprescriptible et inaliénable du peuple palestinien frère à l’établissement d’un Etat indépendant et souverain avec El Qods-Est comme capitale », indique un communiqué des AE, cité par l’agence officielle.

Jusque-là, dans toute sa communication, l’Algérie parlait d’El Qods comme capitale du futur Etat palestinien.

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La diplomatie algérienne utilisait même parfois le terme El Qods Echarif pour désigner la ville considérée comme le troisième lieu saint de l’islam. C’était notamment le cas lorsque le président américain Donald Trump avait acté sa décision de reconnaître la ville comme capitale de l’Etat d’Israël. Une décision que l’Algérie avait d’ailleurs rejetée et dénoncée avec force.

“C’est avec une très grande préoccupation que l’Algérie a pris connaissance de la décision de l’Administration américaine de reconnaître El Qods Echarif comme capitale d’Israël ”, écrivait le MAE dans un communiqué daté du 6 décembre 2017, appelant  » la nation arabe, la Oumma islamique et la communauté internationale dans son ensemble à se mobiliser pour le respect des droits nationaux du peuple palestinien et du statut international de la ville Sainte”.

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Lors de son investiture, le 19 décembre dernier, le nouveau président de la République Abdelmadjid Tebboune avait laissé entendre que la politique étrangère sous sa conduite allait être menée suivant les principes qui la fondaient depuis l’indépendance, réitérant le soutien de l’Algérie notamment aux causes des peuples palestinien et sahraoui.

Il avait été très explicite concernant la Palestine et rien ne présageait un changement. « Nous continuerons à être un appui pour nos frères palestiniens, à répondre à leur appel et demeurer à leurs côtés jusqu’à la réalisation de leurs droits légitimes à l’établissement d’un État palestinien indépendant avec El Qods pour capitale ».

Le président a bien parlé d’El Qods et rien dans le reste de son discours ne présageait un brusque changement de la position de l’Algérie. Qu’est-ce qui expliquerait donc ce nouvel élément de langage ? Un éclaircissement du ministère des Affaires étrangères ne sera pas de trop.

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