
Amnesty International a appelé, ce mercredi 20 septembre, les autorités algériennes « à libérer immédiatement et sans condition Slimane Bouhafs, qui purge une peine de 3 ans d’emprisonnement en raison de ses publications sur Facebook ». Dans son communiqué, l’organisation internationale a rappelé que sa demande de liberté conditionnelle sera examinée le 26 septembre prochain et qu’un rassemblement appelant à sa libération se tiendra aujourd’hui à Bejaia.
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Nous serons au rassemblement pour la libération de Slimane #Bouhafs à 10h30 à la place Said Mekbel à #Bejaia. #Algérie pic.twitter.com/TTBF2szZwp
— Amnesty Algérie (@AmnestyAlgerie) September 20, 2017
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Condamné à trois ans de prison ferme en septembre 2016 pour « atteinte à l’islam et au prophète », Slimane Bouhafs, un chrétien converti, a bénéficié d’une réduction de peine dans le cadre de la grâce présidentielle du 5 juillet. « Si la remise de peine de 16 mois dont il avait bénéficié, dans le cadre de la grâce présidentielle du 5 juillet, représente une bonne nouvelle, Slimane Bouhafs reste encore détenu dans la prison de Jijel », précise Amnesty International.
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Sa condamnation et sa détention depuis juillet 2016 sont « inacceptables », juge Amesty. « Slimane Bouhafs est un prisonnier d’opinion et sa condamnation est uniquement liée à son exercice pacifique du droit à la liberté d’expression », estime l’ONG qui rappelle que la constitution algérienne « garantit la liberté de religion mais fait de l’islam la religion d’État ».