
Les réserves de change sont un des indicateurs de la santé financière des États. Cette année, l’Algérie conserve sa place dans le top 3 des pays ayant les réserves de change les plus importantes en Afrique.
Le niveau des réserves de change en Algérie dépend de plusieurs facteurs, dont les cours des hydrocarbures et la facture annuelle des importations.
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Selon l’indice Global Firepower Index pour l’année 2025, rapporté ce lundi 17 novembre par le média Africa Business Insider, l’Algérie arrive en deuxième place du classement des réserves de change des pays africains, avec plus de 81 milliards de dollars.
L’Algérie dispose de la 2e plus importante réserve de change en 2025 en Afrique
L’Algérie dépend fortement de l’exportation des hydrocarbures pour les devises, mais les récents ajustements politiques engagées par les autorités ont aidé le pays à reconstituer ses actifs étrangers après des périodes difficiles, indique la même source.
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Les prix plus au moins élevés du pétrole et du gaz, une dette extérieure insignifiante et le renforcement des réglementations en matière d’importation ont tous contribué à renforcer la situation des réserves de change de l’Algérie.
En septembre dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué lors de son entrevue périodique avec les médias que les réserves de change de l’Algérie sont actuellement « à un niveau acceptable ».
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« Les réserves de change sont en amélioration, en dépit du recul des cours du pétrole, couvrant ainsi les importations du pays pour une durée d’une année et cinq mois, voire une année et demie », a assuré le chef de l’État.
Plusieurs autres pays d’Afrique maintiennent d’importantes réserves extérieures pour atténuer les chocs économiques, soutenir les importations et maintenir leur crédibilité financière sur la scène internationale.
Le Maroc et la Tunisie arrivent respectivement en 5e et 8e place du classement
C’est la Libye qui arrive en première position du classement africain en 2025 réalisé par Global Firepower Index, avec des réserves évaluées à plus de 92 milliards de dollars. Le podium est complété par l’Afrique du Sud, avec 62,4 milliards de dollars.
Dans la suite du classement, le Nigéria arrive en 4e position avec 41,3 milliards de dollars, le Maroc en 5e place avec 36,3 milliards, l’Égypte en 6e place avec 33,07 milliards, l’Angola en 7e place avec 13,9 milliards, la Tunisie en 8e place avec 9,24 milliards, la Côte d’Ivoire en 9e place avec 7,58 milliards et le Kenya en 10e place.
Le rapport révèle des disparités importantes entre les pays nord-africains et le reste du continent. Les économies d’Afrique occidentale et orientale, comme celles du Nigeria, de la Côte d’Ivoire et du Kenya, continuent de renforcer leurs réserves.
Les derniers chiffres indiquent une évolution des modèles économiques influencée par les prix des matières premières, les politiques de réforme et les pressions du marché mondial, selon toujours le rapport de Global Firepower Index.