
L’Algérie a voté pour le plan de paix du président américain Donald Trump pour Gaza, soumis lundi 17 novembre à l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU. Le plan a été adopté par 13 voix sur 15, la Russie et la Chine s’étant abstenues.
Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a animé ce mardi 18 novembre une conférence de presse à Alger, au cours de laquelle il a abordé plusieurs points, en tête desquels ce vote par l’Algérie du plan américain pour l’après-guerre à Gaza.
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Le chef de la diplomatie algérienne a reconnu que le plan n’est pas sans insuffisances et est entaché de quelques ambiguïtés et que la résolution adoptée lundi n’aborde pas les causes profondes du conflit de manière à garantir la réunification des territoires palestiniens.
Si l’Algérie a voté pour cette résolution, c’est parce que “la priorité des priorités” en ce moment c’est la consolidation du cessez-le-feu dans l’enclave palestinienne et aussi parce qu’il s’agit de l’avis de tout le monde arabe et musulman, à commencer par les Palestiniens eux-mêmes.
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Plan de paix pour Gaza : le vote de l’Algérie expliqué par Ahmed Attaf
“L’Algérie ne peut se désolidariser de la position de ses frères palestiniens et du consensus arabo-islamique qui soutient le projet de résolution. L’Algérie ne peut adopter une position contraire à ses propres convictions”, a indiqué le chef de la diplomatie algérienne.
Ahmed Attaf a expliqué que la résolution du Conseil de sécurité aborde le conflit israélo-palestinien sur un aspect précis qui est la récente agression israélienne et la gestion de la phase qui a suivi cette agression.
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Une phase dans laquelle il est impératif de consolider l’accord de cessez-le-feu, de faciliter l’arrivée de l’aide humanitaire et de lancer en urgence le processus de reconstruction de Gaza qui a été détruite par deux ans de guerre.
“Nous espérons que cela contribuera à soulager les souffrances infligées au peuple palestinien”, a souhaité le ministre algérien, qui a en outre exprimé le vœu que cette étape soit suivie d’une autre qui abordera le fond du conflit et ouvrira la voie à la création d’un État palestinien souverain.