
Le président tunisien Kaïs Saïed a réagi jeudi 18 décembre à la publication sur les réseaux sociaux et des plateformes médiatiques tunisiennes basées à l’étranger de documents sur l’accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie dont il a démenti l’authenticité.
Il s’est exprimé sur ces nouvelles attaques lors de la réception de la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri au palais de Carthage au lendemain des marches en faveur qu’a connues la Tunisie la veille, et ce en réponse à la manifestation organisée par l’opposition samedi à Tunis.
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Le président tunisien a dénoncé « l’égarement » de ceux qui « continuent à nuire au peuple tunisien », et a rappelé que l’Etat « ne peut être gouverné par des publications via le cyberespace ou encore à travers des documents fictifs et montés de toutes pièces », selon un communiqué de la présidence tunisienne.
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Kaïs Saïed a assuré que ceux qui sont à l’origine de ces pratiques sont « démasqués et bien connus de tous. »
Des pages et des médias tunisiens proches de l’opposition ont publié des documents non authentifiés sur le contenu de l’accord militaire entre l’Algérie et la Tunisie, ainsi que d’autres documents sur une prétendue entente entre la Tunisie et l’Union européenne sur la gestion de l’immigration clandestine, reprochant à Kaïs Saïed des concessions qui touchent à la souveraineté du pays.
L’Algérie et la Tunisie ont signé le 7 octobre dernier un accord dans le domaine de la défense. Un mois après, le ministre de la Défense tunisien Khaled Souihi, a rappelé que cet accord datait en fait de 2001 et qu’il a été actualisé pour élargir la coopération à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière ainsi que la sécurisation des frontières. Il a soutenu que la coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie constituait un « choix stratégique, essentiel pour la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région », selon le média Webdo.