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France – Algérie : Laurent Nunez lance la révision de l’accord de 1968

Le ministre français de l’Intérieur Laurent Nunez révèle que des discussions sont en cours avec les autorités sur un certain nombre de dossiers.

France – Algérie : Laurent Nunez lance la révision de l’accord de 1968
Laurent Nunez évoque pour la première fois des discussions entre Alger et Paris. | Facebook - Laurent Nunez Officiel
Riyad Hamadi
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Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez s’est de nouveau exprimé sur la reprise du contact avec l’Algérie, particulièrement les discussions autour des reconduites aux frontières, l’un des points sur lesquels butent les deux pays.

Le ministre a fait état pour la première de discussions entre Paris et Alger, a avancé une échéance pour l’aboutissement des discussions et annoncé que ses services ont lancé le chantier de la révision franco-algérien de 1968 qui régit l’immigration algérienne en France. 

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L’Algérie est-elle disposée à reprendre ses ressortissants frappés d’une OQTF en France ? La question a été posée à Nunez par Le Journal du Dimanche (JDD) dans son édition de ce dimanche 21 décembre.

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“Pas encore. Nous poursuivons les discussions sur des sujets techniques, de procédure avec l’ambition que le rétablissement des flux se fasse sur un bon rythme et soit pérenne dans le temps”, a répondu le ministre de l’Intérieur. Selon nos informations, une délégation était à Alger la semaine passée dans le cadre des discussions pour la visite de Nunez en Algérie.

Il ne s’agit pas de régler quelques cas d’un coup, mais de revenir à “une situation normalisée”, a-t-il insisté, ajoutant que ses services travaillent parallèlement à la révision des accords de 1968, et que l’idée est d’obtenir des “positions communes sur tous ces sujets”.

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Après le vote de l’Assemblée nationale français en faveur de la dénonciation de cet accord le 30 octobre dernier, le premier ministre français Sébastien Lecornu a indiqué que Paris voulait réviser le traité.

Le successeur de Bruno Retailleau à Place Beauvau, qui s’est démarqué de la ligne de ce dernier dès sa nomination en octobre dernier, a été aussi interrogé s’il faut privilégier le dialogue ou la fermeté dans les discussions avec l’Algérie. 

“Nous pouvons nous montrer fermes dans le dialogue. Et je vous confirme que nous discutons de manière exigeante avec les autorités algériennes”, s’est-il contenté de dire. 

Discussions France Algérie : “Il faut que ce soit bouclé dans les prochaines semaines”

Estimant que la partie algérienne doit accepter les conditions posées par la partie française, car il s’agit d’une “question de sécurité”, Nunez a toutefois tempéré en indiquant que “l’exigence n’empêche pas le respect mutuel”.

Le ministre s’est dit “confiant” pour que les discussions aboutissent rapidement. “Il faut que ce soit bouclé dans les prochaines semaines. Je suis confiant”, a-t-il dit.

Interrogé sur la mise en place de centres de rétention, ou centres de retour, en dehors du territoire de l’UE, le ministre français de l’Intérieur ne semble pas foncièrement contre, indiquant que la France “n’est pas opposée à ce que certains pays de l’Union s’y essaient dans le cadre d’accords bilatéraux”, ajoutant qu’il ne faut pas “s’interdire d’y réfléchir à condition de respecter les droits fondamentaux”. Cela, en signalant que les centres envisagés par l’Italie et l’Albanie ont été “retoqués juridiquement”, ce qui démontre que “ce n’est pas simple à mettre en place”.  

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