
La Banque d’Algérie a pris une nouvelle décision majeure contre l’économie informelle.
Dans une note adressée ce lundi 22 décembre aux banques, elle a fermé la dernière brèche bancaire exploitée par les barons de l’informel et les entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale.
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Le régulateur a décidé d’interdire quasiment l’alimentation des comptes commerciaux par des versements en espèces, sauf pour des « cas exceptionnels ». Désormais, tout doit se faire avec des moyens scripturaux, c’est-à-dire, chèques et virements bancaires.
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La Banque d’Algérie a justifié cette mesure par le « niveau de risque élevé » associé aux dépôts en espèces. Cette pratique est utilisée par de nombreux clients des entreprises qui paient souvent leurs achats en espèces.
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Versements en espèces : la Banque d’Algérie prend une mesure radicale
La Banque d’Algérie a aussi demandé aux banques de vérifier l’adéquation des opérations de la clientèle avec leur profil et de veiller à « l’application rigoureuse des dispositions réglementaires inhérentes au devoir de vigilance et des mesures d’atténuation des risques ».
La Banque centrale s’appuie sur le règlement relatif à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive, et l’instruction relative au devoir de vigilance ainsi que les lignes directrices de la Commission Bancaire relatives au devoir de vigilance.
La note demande aux banques d’éviter que les mesures de vigilance prises dans ce cadre ne constituent un « écueil pour l’inclusion financière des clients présentant des risques plus faibles ».