
Agour Mehenni, le fils de Ferhat, le chef du MAK qui vient de proclamer unilatéralement la prétendue indépendance de la Kabylie, a fait une sortie surprise sur Canal Algérie dans laquelle il a désavoué publiquement son propre père.
Dans des déclarations diffusées vendredi soir par la chaîne publique algérienne francophone, Agour s’est démarqué du projet séparatiste de Ferhat et a exprimé son attachement à l’unité de l’Algérie.
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L’homme vit en France et la propagande du MAK et de ses soutiens ne peut de ce fait crier aux pressions ou à quoi que ce soit. Il s’agit du coup le plus dur que subit le mouvement classé terroriste en Algérie.
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Les propos tenus par le fils de Ferhat sont très forts. Il a expliqué qu’il a décidé de prendre la parole pour “laver l’honneur” de sa famille.
“Aujourd’hui, je franchis le pas pour laver mon honneur par rapport à tout ce qui se passe et aussi laver l’honneur de ma famille qui est en dehors de tout ça. C’est aussi un moyen pour moi de contribuer à l’unité nationale de mon pays”, a-t-il dit.
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Agour explique aussi sa position par fidélité aux sacrifices de ses grands-parents pour libérer l’Algérie.
“Ma mère m’a beaucoup parlé de l’histoire de son père, m’a parlé du rôle que même mes grands-mères ont joué pendant la guerre de Libération. Pour moi, ce sont des héros”, indique-t-il.
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L’homme a ajouté que tout au long de sa vie, il a subi les idées et les décisions de son père “qui ont toujours eu des impacts” sur sa vie et sur celle de ses frères et sœurs.
“Aujourd’hui, je sens que moi aussi j’ai besoin de prendre mon indépendance, l’indépendance de mes idées, et le besoin de l’exprimer. J’ai besoin de ne pas être associé à tout ce que mon père prend comme décisions”, a-t-il assuré.
S’il est resté attaché à l’unité de l’Algérie, c’est parce que, explique-t-il, il a grandi en France dans un environnement de solidarité et de fraternité entre les immigrés algériens, qu’elle que soit leur région d’origine.
“Je me suis retrouvé en Algérie, en Kabylie, avec des amis à moi qui venaient d’Oran, de Tlemcen, de Maghnia, de Ghazaouet. Ils venaient chez moi en Kabylie, on n’a jamais fait de différence. C’est au niveau de la politique que j’ai vu ça. C’est pour ça que, grâce à Dieu, je suis resté loin de tout ça”, a conclu le fils de Ferhat.