
L’Algérie veut se doter d’un deuxième grand aéroport international dans le centre du pays, après celui d’Alger. Projeté à Boughezoul (w. Médéa) à 160 km au sud de la capitale, le projet est toujours en phase d’étude.
Le choix définitif du site où il sera édifié n’est pas encore déterminé, selon le ministre des Travaux publics et des Infrastructures qui a apporté des clarifications à propos du retard qu’accuse le lancement de cet aéroport.
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En réponse à une question écrite du député Mohamed El Amine Mebrouki, le ministre, le ministre Abdelkader Djellaoui, a affirmé que les sites proposés jusque-là n’ont pas reçu l’approbation des institutions compétentes.
« L’étude initiale du cabinet de conseil SAETI (Société algérienne des études d’infrastructures) n’avait identifié qu’un seul site, situé dans la commune d’Ouled Maaref, à 25 km à l’ouest de la ville de Boughezoul. Ce site n’a pas été approuvé par les ministères compétents », a souligné le ministre dans une lettre adressée au député, datée du 25 novembre 2025. La réponse de Djellaoui a été dévoilée par le député il y a deux jours.
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Compte tenu des réserves techniques et réglementaires exprimées, le cabinet de conseil Saeti a procédé à un nouvel examen, qui a permis, a indiqué M. Djellaoui, d’identifier trois sites supplémentaires : le premier dans la commune d’Aïn Ouksir, à 88 km de Boughezoul et les deux autres dans la commune de Bouaïche, à plus de 60 km de cette ville des Hauts plateaux algériens.
Le choix définitif du site de construction pas encore déterminé
« Ces trois sites ont été exclus pour des considérations techniques liées à la topographie (présence de montagnes et situation en zone inondable) », a expliqué le ministre.
Néanmoins, un quatrième site pour accueillir cet aéroport, situé à 67 km à l’Est de Boughezoul, sur les territoires des wilayas de Médéa et de Djelfa, a été identifié par le bureau d’études. Sa sélection définitive reste soumise, toutefois, à l’approbation de toutes les autorités compétentes. Un rapport ayant trait au site aéroportuaire proposé sera soumis aux secteurs concernés pour examen et observations.
Le projet d’un aéroport international dans cette région reste, faut-il le rappeler, stratégique pour la nouvelle ville de Boughezoul. Tel que conçu, le projet devrait s’intégrer au doublement de la RN1 et bénéficiera d’une liaison ferroviaire (Tiaret-Boughezoul-M’sila). Il devrait servir également de hub pour l’exportation de marchandises, de matières premières et de services, connectée aux réseaux routiers et ferroviaires nationaux et africains.
A noter que ce projet s’inscrit dans le cadre de l’édification de la ville nouvelle de Boughezoul, conçue pour être un pôle de développement durable, d’énergies renouvelables et d’industries de pointe, avec une vocation de ville intelligente pour désengorger les grandes métropoles. Elle intègre des logements, des infrastructures (aéroport, voie ferrée), des zones économiques et un environnement écologique centré autour d’un grand lac.
Créée en 2004, la ville nouvelle de Boughezoul, est un projet ambitieux visant une population de 400.000 habitants et la création de 122.500 emplois à terme, misant sur des secteurs comme les énergies nouvelles, l’agro-industrie, l’industrie de pointe et le tourisme écologique.
Elle se positionne comme un centre de développement au cœur des Hauts-Plateaux, à proximité d’Alger. Le programme projeté, selon la conception initiale, prévoit la réalisation de 70.000 logements et 6 pôles d’investissement sur 1115 ha. Le périmètre de la ville nouvelle, révisé selon plan d’aménagement adopté, est estimé à 19.500 ha.