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Une sénatrice française appelle à cesser d’instrumentaliser la relation avec l’Algérie

La sénatrice écologiste Mathilde Ollivier a effectué une visite en Algérie. De retour en France, elle a appelé à cesser d’instrumentaliser la relation avec l’Algérie.

Une sénatrice française appelle à cesser d’instrumentaliser la relation avec l’Algérie
France : la sénatrice Mathilde Ollivier appelle à cesser d'instrumentaliser la relation avec l'Algérie. Par Leo Altman / Adobe Stock pour TSA
Rafik Tadjer
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Avant Ségolène Royal, une autre personnalité française de gauche a séjourné en Algérie et plaidé pour l’apaisement entre les deux pays. Mathilde Ollivier, sénatrice écologiste des Français de l’étranger, était au début de l’année, du 4 au 11 janvier, à Alger, Oran et Annaba.

Un déplacement qu’elle qualifie de “très enrichissant dans un contexte politique très tendu” entre la France et l’Algérie.

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“Tout au long de mon séjour, je n’aurai cessé d’appeler à l’apaisement de nos relations diplomatiques”, écrit-elle sur les réseaux sociaux.

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La sénatrice a aussi souligné la nécessité de cesser en France  d’ “instrumentaliser l’Algérie dans la politique intérieure”, appelant plutôt à construire des relations bilatérales basées sur les intérêts communs et à adopter “une approche décoloniale du monde” et des relations bilatérales. “Un lien important existe entre nos deux peuples et nous devons le préserver”, écrit-elle, rappelant qu’aujourd’hui, on estime à 4 millions le nombre de franco-algériens.

Dans un compte rendu de sa visite mis en ligne sur son site internet officiel, Mathilde Ollivier a indiqué avoir mené des échanges institutionnels et rencontré différents acteurs diplomatiques, consulaires et administratifs, “autour de sujets politiques, mémoriels, consulaires et migratoires majeurs”.

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France – Algérie : la sénatrice Mathilde Ollivier plaidé pour l’apaisement

 

 

Lors de ses échanges avec les diplomates français en poste à Alger, la parlementaire indique avoir abordé la loi sur la criminalisation de la colonisation qui a été adoptée le 24 décembre dernier par l’Assemblée populaire nationale, et qui a été renvoyée par le Sénat à une commission paritaire pour revoir certains articles notamment ceux liés à l’indemnisation.

 “Les discussions ont notamment porté sur la question des crimes de la colonisation, sur la position actuelle de la France en matière de reconnaissance de ces crimes, ainsi que sur la question des archives relatives aux essais nucléaires français en Algérie”, précise-t-elle.

La sénatrice a rappelé que cette question des essais nucléaires demeure “un point de mobilisation ancien et constant des écologistes, tant pour des raisons mémorielles que sanitaires et environnementales”.

S’agissant de la restitution des biens culturels, la question “revêt une importance particulière en Algérie”, car ces biens constituent des “symboles forts” de la résistance algérienne à la colonisation et occupent “une place centrale dans la mémoire nationale”, écrit Mathilde Ollivier.

Sur la mobilité, les services consulaires français en Algérie délivrent environ 200.000 visas par an. Toutefois, souligne la sénatrice, les capacités de traitement des demandes ont été réduites par “le renvoi récent d’un certain nombre de diplomates, dans un contexte de tensions franco-algériennes”. “Cette situation engendre des difficultés concrètes pour certaines catégories de population souhaitant se rendre en France”, regrette-t-elle.

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