
Premier commentaire des Émirats arabes unis après la décision de l’Algérie de dénoncer la convention sur les services aériens qui lie les deux pays depuis 2013. La décision de l’Algérie a été dévoilée samedi 7 février par l’agence de presse officielle algérienne APS.
La première réaction aux Émirats est survenue ce dimanche par le biais de l’Autorité générale de l’aviation civile (GCAA) de ce pays du Golfe. Cette instance a indiqué que la dénonciation de la convention n’aura aucun impact « immédiat » sur les vols entre les deux pays.
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Citée par le quotidien anglophone édité à Dubaï Gulf News, la GCAA a confirmé la poursuite des vols pendant la période de préavis légal de la dénonciation de la convention, ainsi que de la coordination par les voies officielles avec toutes les entités concernées.
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La convention, signée en 2013 et ratifiée par l’Algérie en 2014 par un décret présidentiel, prévoit des “droits spécifiques” réciproques pour les compagnies aériennes des deux pays, comme le droit de survoler le territoire de l’autre partie et d’y effectuer des escales, ainsi que des exonérations des aéronefs des deux pays des restrictions à l’importation, des droits de douane et de toutes taxes et impôts.
La décision de l’Algérie de dénoncer l’accord survient dans un contexte de crise latente entre les deux pays.
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Pas « d’impact immédiat » sur les vols entre l’Algérie et les Émirats arabes unis
“À la suite de la notification de la République algérienne démocratique et populaire concernant la cessation de l’accord de services aériens entre les deux pays, l’Autorité générale de l’aviation civile (GCAA) a précisé que cette mesure s’inscrit dans le cadre des mécanismes prévus par les accords internationaux et n’a pas d’impact immédiat sur les opérations de trafic aérien”, écrit Gulf News sur son site Internet ce dimanche.
La même source a poursuivi que l’accord reste en vigueur pendant la période de préavis légalement obligatoire, et les opérations aériennes entre les deux pays se poursuivront normalement.
La GCAA a ajouté qu’elle coordonne ses efforts par les voies officielles avec toutes les entités concernées assurant qu’elle traite ces développements avec “responsabilité et professionnalisme, conformément aux cadres juridiques et diplomatiques établis”.
La dénonciation est une disposition prévue par l’article 22 de la convention. Le texte stipule que l’accord prend fin 12 mois après la date de réception de la notification par l’autre partie contractante, “à moins que cet avis de dénonciation ne soit retiré par consentement mutuel avant l’expiration de ce délai”.
Dans le cas où il n’y a pas accusé de réception par l’autre partie contractante, la notification est réputée avoir été reçue 14 jours après la date de sa réception par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Samedi soir, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a de nouveau accusé les Émirats arabes unis, sans les citer, d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie.
“Il reste un État, pour ne pas dire un mini-État, qui gesticule. Ils s’immiscent dans nos élections, dans la première puis la deuxième élection. Ils se sont mêlés dans telle et telle autre affaire. Ils menacent de nous appauvrir rien qu’avec l’arbitrage international. Qu’ils aillent à l’arbitrage !”, a fustigé le président algérien dans une interview diffusée par la télévision publique. Tebboune a conclu sur une mise en garde ferme à l’adresse des dirigeants des Émirats : “Ne nous laissez pas regretter le jour où nous vous avons connus !”.