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Automobile en Algérie : les usines Hyundai et Chery butent sur le foncier

L’Algérie a agréé Stellantis et donné deux autorisations préalables à deux autres constructeurs de voitures qui butent sur un obstacle de taille pour lancer leurs usines

Automobile en Algérie : les usines Hyundai et Chery butent sur le foncier
Trois constructeurs automobiles ont été agréés en Algérie | ID 8587955 © Marian Mocanu | Dreamstime.com
Merzouk A
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Le ministre de l’Industrie Yahia Bachir s’est exprimé ce jeudi 12 février sur le dossier de l’industrie automobile en Algérie, énumérant les trois constructeurs agréés, ainsi que les obstacles empêchant deux d’entre eux d’entamer la production.

Le marché automobile en Algérie traverse depuis plusieurs années une période de déséquilibre et de crise, causée par une pénurie de l’offre, face à une demande en constante évolution. Cela a entraîné une forte hausse des prix des voitures neuves et d’occasion.

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Lors d’une séance consacrée aux questions orales des députés à l’APN, le ministre de l’Industrie a affirmé ce jeudi que le dossier automobile « est une priorité absolue de l’État », compte tenu de l’importance de ce secteur « dans le soutien du pouvoir d’achat des citoyens et le développement industriel ».

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En plus de Stellantis, deux autres opérateurs ont obtenu « l’autorisation préalable »

Le ministre a souligné que l’État a pris une série de mesures pour alléger la pression sur le marché, à travers notamment l’autorisation d’importation des voitures de moins de trois ans, et ce, « jusqu’à la mise en œuvre de solutions industrielles durables ».

À propos de la relance de l’industrie automobile, Yahia Bachir a rappelé que l’activité de fabrication de véhicules de tourisme et utilitaires en Algérie est soumise à des conditions strictes prévues par le décret exécutif n° 22-384 du 17 novembre 2022.

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Dans le détail, le premier responsable du secteur a fait savoir que cinq demandes d’agrément pour la fabrication de voitures de tourisme et de véhicules utilitaires légers ont été déposées à ce jour au niveau de la plateforme de l’Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI).

Selon lui, les études techniques de ces dossiers ont abouti à l’octroi d’autorisations préalables à deux constructeurs et d’un agrément à un seul opérateur. Pour le constructeur agréé, il s’agit de Stellantis El Djazaïr, pour la fabrication de la marque Fiat, qui est déjà entrée en phase de production.

Le ministre n’a pas cité la marque Opel du même constructeur. Le 13 janvier, Stellantis a annoncé avoir choisi l’Algérie pour implanter la première usine de sa marque allemande en dehors de l’Europe.

La construction de voiture bute sur le foncier

Le ministre cite également le constructeur automobile chinois Chery, qui a obtenu « l’autorisation préalable » le 3 octobre 2024, mais qui attend encore l’aménagement d’un site foncier pour l’obtention de l’agrément définitif.

Le troisième opérateur est Hyundai Motors Manufacturing Algeria, qui a obtenu l’autorisation préalable le 21 avril 2025 et attend également l’achèvement du projet pour bénéficier de l’agrément définitif.

Le principal obstacle qui bloque le lancement effectif des usines de ces deux constructeurs est le foncier industriel. Pour obtenir l’agrément définitif et lancer la production, ils doivent d’abord détenir un terrain pour concrétiser le projet, selon le premier responsable du secteur industriel, ce qui n’est visiblement pas le cas.

Pour les deux autres projets de construction automobile déposés au niveau de la plateforme de l’AAPI, le ministre souligne qu’ils sont à un stade avancé d’étude et seront annoncés dès l’obtention des autorisations préalables.

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