
La reprise des relations entre l’Algérie et le Niger s’accélère. Après le retour de leurs ambassadeurs respectifs jeudi 12 février, les deux pays ont franchi une nouvelle étape avec la visite en Algérie du président nigérien, le général de brigade Abdourahamane Tiani.
Dans un communiqué publié ce samedi, la présidence de la République a annoncé que le président nigérien « effectuera une visite fraternelle et de travail en Algérie à la tête d’une délégation de haut niveau les 15 et 16 février ».
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Selon la présidence algérienne, cette visite vise à « renforcer les liens de fraternité, de coopération et de bon voisinage entre les deux pays frères, dans une nouvelle dynamique permettant une utilisation optimale de leurs atouts et de leur potentiel, au bénéfice des peuples algérien et nigérien ».
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
Algérie – Niger : le président nigérien à Alger lundi et mardi
Cette visite sera également l’occasion d’aborder des « questions politiques relatives à la région du Sahel en particulier et au continent africain en général », a ajouté la présidence de la République.
Il y a une semaine, lors d’un entretien avec des médias algériens, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué avoir adressé une invitation à Abdourahamane Tiani pour effectuer une visite en Algérie. À une question sur le Niger, il a dit « avoir beaucoup de respect pour son actuel président, Abdourahamane Tiani ».
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations
Ce retour à la normale entre Alger et Niamey a été entamé avec la visite du ministre des Hydrocarbures et des Mines Mohamed Arkab au Niger fin janvier, durant laquelle les deux pays ont repris la coopération dans le domaine de l’exploration pétrolière, et discuté du gazoduc transsaharien TSGP.
L’Algérie et le Niger mettent fin ainsi à la crise qui a suivi la destruction par les forces aériennes algériennes d’un drone armé malien le 31 mars 2025. Une opération qui a été suivie de la décision des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Niger et Burkina Faso) de retirer leurs ambassadeurs d’Alger.