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Après le Niger, l’Algérie renoue avec le Burkina Faso via l’énergie

L’Algérie et le Burkina Faso ont signé un protocole d’accord dans le domaine de l’énergie à l’occasion de la visite à Ouagadougou de deux ministres algériens

Après le Niger, l’Algérie renoue avec le Burkina Faso via l’énergie
Après le Niger, l'Algérie renoue avec le Burkina Faso via l’énergie | ID 164205138 © Ruletkka | Dreamstime.com
Rafik Tadjer
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L’Algérie multiplie les initiatives de coopération énergétique avec les pays du Sahel. Deux ministres algériens viennent d’achever une visite au Burkina Faso, ponctuée par la signature d’un important protocole de coopération dans les domaines des hydrocarbures, des mines et de l’électricité.

Mohamed Arkab, ministre des Hydrocarbures et des Mines, et Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, ont séjourné à Ouagadougou les 12 et 13 février, avec une importante délégation comprenant notamment les PDG de Sonatrach et de Naftal.

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Cette visite intervient deux semaines après celle effectuée par M. Arkab le 26 janvier dernier à Niamey qui a permis de relancer le projet d’exploitation conjointe d’un champ pétrolier au nord du Niger et les discussions sur le gazoduc transsaharien TSGP.

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Le protocole signé à Ouagadougou consacre “la volonté commune des deux pays de porter leurs relations de coopération au niveau d’un partenariat stratégique dans les domaines des hydrocarbures, de l’énergie et des mines, conformément aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la coopération africaine et à consacrer le principe du partenariat Sud-Sud”, explique le ministère des Hydrocarbures dans un communiqué.

L’Algérie et le Burkina Faso signent un protocole dans le domaine de l’énergie

Les deux parties ont identifié une série de domaines prioritaires, comme l’approvisionnement du Burkina Faso en produits pétroliers, le développement de la coopération dans le domaine du GNL, le renforcement des capacités de stockage et de distribution, ainsi que l’élargissement du partenariat dans le secteur de l’électricité à travers l’accompagnement de la compagnie d’électricité du Burkina Faso dans des projets de production, de transport, de distribution, de maintenance et d’équipement, précise la même source.

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Le protocole prévoit aussi des actions dans l’exploitation et la transformation des ressources minières, l’échange d’expériences et de savoir-faire, ainsi que le lancement de programmes de formation destinés aux cadres et aux techniciens du Burkina dans différentes spécialités dans les combustibles, l’électricité et les énergies renouvelables.

Afin de garantir la mise en œuvre effective du protocole, les deux parties sont convenues de mettre en place des mécanismes de suivi conjoints, à travers la formation de groupes de travail sectoriels, indique-t-on.

La signature du protocole d’accord constitue “une nouvelle étape dans le renforcement des relations fraternelles et de coopération entre l’Algérie et le Burkina Faso, et traduit la volonté politique commune de construire un partenariat africain efficace fondé sur l’intérêt mutuel et l’intégration économique”, se félicite le ministère des Hydrocarbures.

À noter que la délégation algérienne a visité vendredi 13 février à Ouagadougou le mémorial dédié à Thomas Sankara, l’ancien président du Burkina Faso assassiné en 1987 et considéré comme l’un des plus éminents leaders africains dont le nom est associé à la lutte pour la liberté, la justice sociale et la souveraineté nationale des pays du continent.

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