
La Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob) qui gère la Bourse d’Alger, vient d’octroyer le premier agrément en Algérie à une société d’investissement en capital-risque du secteur de l’enseignement supérieur.
La Cosob a donné ainsi le quitus à la Société d’Investissement Financier de l’Université d’Alger 3 qui est dotée d’un capital de 188,8 millions de dinars algériens.
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Cette initiative a été prise par la Cosob suite à la mise en place d’un cadre réglementaire des organismes de placement collectif en capital-risque (OPCR) représentés par des sociétés d’investissement à capital-risque, régis par les dispositions du règlement COSOB n° 97-04 du 25 novembre 1997.
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La société d’investissement à capital-risque, est en fait une société par actions qui a pour mission de constituer et de gérer, pour le compte de ses actionnaires, un portefeuille d’actifs constitué d’actions, de parts sociales, de certificats d’investissement, d’obligations convertibles ou non en titres de capital et des titres participatifs émis par des sociétés non cotées ainsi que des titres émis par d’autres OPCR, est-il expliqué dans le règlement de la Cosob.
Financer des projets universitaires innovants
Ainsi, la Société d’investissement financier de l’Université d’Alger 3 compte, à travers ce choix stratégique, mobiliser les ressources financières nécessaires pour le financement, via son fonds, des projets innovants portés par des étudiants et des chercheurs pour les rendre économiquement viables, explique la Cosob dans un communiqué.
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Cette première démarche va certainement s’élargir pour toucher prochainement d’autres universités dans le but de constituer un système national de financement de l’innovation. Ce qui va renforcer davantage le rôle de l’université dans la valorisation de la recherche scientifique et sa transformation en valeur économique, précise le communiqué de la Cosob.
En termes plus clairs, c’est de mettre en œuvre sur le terrain, les orientations des autorités pour une économie fondée sur la connaissance, souligne la même source.
Pour généraliser cette démarche, la Cosob a d’ores et déjà, établi un rapport à travers lequel elle propose plus de 60 recommandations opérationnelles. Il s’agit d’une feuille de route stratégique dans l’objectif d’« encourager la création et le développement des fonds de capital-risque en Algérie, de mobiliser des ressources de financement alternatives et proposer des solutions de financement adaptées aux entreprises innovantes et aux startups », a expliqué la Cosob sur son site.
La Cosob a également pour ambition de structurer un écosystème financier moderne en mesure d’attirer les capitaux vers des secteurs productifs et innovants du pays.