
Les cours du pétrole se sont envolés ce lundi matin dans des marchés fortement impactés par la guerre en Iran et la quasi-paralysée du détroit d’Ormuz où transite 20 % de la consommation mondiale de pétrole et de gaz.
Très tôt dans la matinée de ce lundi, au début des échanges en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord, référence pour le pétrole international, a franchi la barre des 100 dollars, avant de poursuivre ses gains et de dépasser le seuil des 115 dollars ce matin vers 05 h 30.
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Il a enregistré une hausse de 25 % à plus de 116 dollars, une première depuis mai 2022 quand le pétrole a atteint les 120 dollars, près de trois mois après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Cette fois, l’or noir a flambé brutalement enregistrant sa plus forte hausse depuis 1988. En séance, il a frôlé les 120 dollars.
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Pour le pétrole américain WTI, il a également flambé pour dépasser lui aussi la barre des 110 dollars, avec une hausse de plus de 25 % pour s’établir à 113 dollars. Depuis le début de la guerre contre l’Iran samedi 28 février, le WTI a réalisé un bon historique de 70 %.
Le pire choc pétrolier depuis les années 1970
Une telle hausse n’a jamais été enregistrée pour le pétrole américain, même après le début du conflit en Ukraine en février. Face à cette flambée inédite, le président américain Donald Trump a réagi sur son réseau social Truth en estimant que c’est le « tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde« .
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Face à ce que les spécialistes qualifient de pire choc pétrolier depuis les années 1970, de nombreux pays importateurs qui dépendant de l’importation du brut du Golfe ont pris des mesures pour éviter de se retrouver à court de pétrole et une flambée des prix des carburants.
En Asie qui subit de plein fouet cette crise, le Japon a lancé la procédure de déstockage de ses réserves de pétrole. La Corée du Sud envisage de plafonner les prix des carburants pour la première fois depuis 30 ans alors que le Bangladesh a décidé de fermer toutes ses universités à partir de lundi dans le cadre des mesures d’urgence visant à économiser les carburants et l’électricité.
Au Vietnam, les autorités prévoient de supprimer les tarifs douaniers sur l’importation du pétrole pour éviter une flambée des prix des carburants dans le pays.