
Pour la troisième fois depuis son déplacement au Kenya pour le sommet France-Afrique, Emmanuel Macron s’est exprimé sur la relation avec l’Algérie.
Cette fois, le président français l’a fait de manière très décontractée, dans la forme et dans le fond : une walking interview avec la plateforme Brut, des mots qui ne sortent pas du glossaire diplomatique et une description crue de la relation et de la crise.
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“Nous sommes deux pays fiers”
« Je pense qu’il y a eu des choses qui se sont emballées, et puis après on est deux pays fiers, quand il y en a un qui durcit, l’autre durcit et répond », a indiqué Emmanuel Macron à propos des péripéties de la longue crise entre Paris et Alger.
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Emmanuel Macron a aussi reconnu sans détours que la relation s’est imposée comme un sujet de politique intérieure dans les deux pays.
“La question française en Algérie, c’est un sujet de politique intérieure, la question algérienne en France, c’est un sujet de politique intérieure. Ce n’est pas des relations étrangères, donc ça complexifie tout”, a-t-il dit.
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Et comme pour démontrer la véracité de sa description, il s’adresse aussitôt à ceux qui, en France, lui reprochent d’avoir été “trop gentils avec l’Algérie” : “Il y a eu des décisions très dures sur des questions de visa, sur des questions de fermeture… et il y a eu des décisions très dures prises du côté algérien sur les non laissez-passer, enfin je ne vais pas ici revenir parce que le but c’est d’en sortir”.
“Une relation d’avenir”
Alors que les deux capitales sont “en train de réenclencher une dynamique positive”, Emmanuel Macron dit croire que la relation franco-algérienne est “une relation d’avenir qui doit être regardée pour elle-même, sans regarder ce qui est fait avec les voisins”, en allusion au casus belli qui a déclenché la crise en juillet 2024, soit l’alignement de la France sur les thèses marocaines dans le dossier du Sahara occidental.
La relation, poursuit le président français, doit continuer d’avancer sur la mémoire “pour aller au bout”, et aussi avancer sur l’éducation, l’économie. Elle doit également être “très réaliste et coopérative sur des sujets de migration et de sécurité qu’on a en commun”, a-t-il jugé.
Se disant optimiste, Macron s’est engagé à être “très concentré et déterminé” pour “qu’on réussisse ensemble avec le président Tebboune”.
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